Focus sur le fonds Pluvalca Disruptive Opportunities (-1,48% YTD au 29/04)

Pouvez-vous nous présenter le fonds pour les investisseurs qui ne connaitraient pas encore Pluvalca Disruptive Opportunities ?

Avant tout rappelons notre philosophie de gestion qui se caractérise par une approche fondamentale « bottom-up », très diversifiée, sans contrainte de style (value vs croissance) ni de biais thématiques. Cette approche est déclinée dans notre fonds PDO. Nous appréhendons la disruption comme toutes les technologies et innovations susceptibles de changer durablement le comportement des agents économiques: la digitalisation, l’automatisation, la robotique, l’industrie 4.0, l’e-commerce, le paiement, la sécurité informatique, les jeux-vidéos etc…

Notre fonds adopte une approche multithématique puisqu’il est exposé actuellement à plus de 10 thématiques différentes, allant de la digitalisation en passant par la Med-tech, l’industrie 4.0 ou encore l’e-commerce. Nous pouvons nous exposer transversalement à ces thématiques : le portefeuille peut être investi à la fois sur des valeurs technologiques pures mais aussi sur des sociétés plus traditionnelles qui profitent de l’accélération induite par l’innovation. Son positionnement est unique: il est éligible au PEA puisqu’il privilégie une exposition européenne avec 93%* d’exposition sur la zone et il est essentiellement investi en moyennes valeurs : avec une capitalisation médiane de 2,7 milliards*. Cette exposition aux sociétés de tailles moyennes offre une optionalité sur les opérations de M&As. En effet, depuis la création du fonds, le fonds a déjà profité de 11 OPAs faisant ressortir une prime moyenne de 40%*.

Le fonds Pluvalca Disruptive Opportunities offre la possibilité de s’exposer à toutes ces thématiques sur un gisement très différent de ce qui vous est proposé habituellement sur ces thématiques. En effet, son positionnement en valeurs moyennes sur l’Europe lui donne toute sa place dans une allocation équilibrée et diversifiée.

*Données au 17/04/2020

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, elles ne sont pas constantes dans le temps

Quel a été le comportement du fonds pendant la crise récente ?

La bonne performance relative du fonds (-4,4% YTD au 17/04/2020 contre -19,9% pour le Stoxx Europe 600) s’explique par des actes de gestion réalisés en début d’année ainsi que par notre exposition à des thématiques qui bénéficient du changement de mode de consommation induit par la crise que nous vivons.

Nous avons réduit notre exposition à la thématique « Industrie 4.0 » de 17% à 11% sur le premier trimestre 2020, suite à nos craintes sur la rupture de la chaine d’approvisionnement en Chine, ainsi qu’à une exposition de cette thématique dominante en valeurs allemandes (plus sensibles à la détérioration de l’environnement macroéconomique).

Nous avons également réalisé des arbitrages au sein du secteur des semi-conducteurs, en prenant nos bénéfices sur STM et SOITEC pour réinvestir sur les équipementiers ASML et ASMi, aux comportements moins cycliques et situations financières solides. Ces deux dernières valeurs représentent désormais 50%* de notre exposition à la thématique semi-conducteurs. Les thématiques les plus résilientes dans le contexte de marché actuel sont celles qui jouent des changements sociétaux structurels dans nos habitudes de consommation ou encore notre manière de travailler : E-commerce (14%* du portefeuille), Software/Digitalisation (14%*) ou encore le secteur des Jeux-vidéos (8%*). Le fonds bénéficie d’une importante poche de liquidités (15,6%*) qui permet à l’équipe de gestion de saisir les opportunités et les points d’entrées que peut offrir le marché à court terme.

*Données au 17/04/2020

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, elles ne sont pas constantes dans le temps.

Quelles thématiques privilégiez-vous aujourd’hui ?

Comme expliqué, les secteurs Internet et E-commerce bénéficient directement de la situation de confinement dans laquelle nous sommes. La population ne pouvant plus se déplacer n’a plus d’autre choix que de commander en ligne (adoption forcée). La première ligne du fonds, HELLOFRESH (n°1 mondial de la conception et livraison des kits de repas à domicile), a réalisé un résultat au premier trimestre 2020 supérieur à celui de l’année 2019 tout entière. Les éditeurs de logiciels « classiques » profitent de la récurrence de leurs revenus grâce au modèle d’abonnement « SaaS » (Software as a Service) tels que NEMETSCHEK ou encore ESKER. Les acteurs dont les solutions sont particulièrement bien adaptées au télétravail comme TEAMVIEWER (logiciel de collaboration à distance) ou encore AVAST (pionnier du modèle « freemium » de cybersécurité) voient leurs perspectives s’améliorer de manière significative. Enfin, la thématique du « restez chez vous » qui profite à l’univers du contenu comme les Jeux-vidéos, ce qui bénéficie grandement aux sociétés positionnées sur cette thématiques comme UBISOFT et TEAM17. Nous investissons progressivement notre poche de liquidités sur des valeurs que nous avons détenues par le passé puis cédées. En effet, la violence des récents mouvements boursiers a pu faire apparaitre une déconnection entre le niveau de valorisation et les fondamentaux des entreprises (l’industrie 4.0 par exemple). Nous profitons également de la consolidation pour nous exposer à des thématiques que nous jugions trop chères en 2019 : la transition énergétique par exemple, dont l’ajustement des valorisations fait ressortir un potentiel d’appréciation désormais conséquent.

Quel message souhaitez-vous faire passer à ceux qui nous lisent ?

Ce que nous vivons est un tournant majeur dans nos économies développées et va profondément changer le comportement des entreprises et leur appréhension des nouvelles technologies, mais également celui des consommateurs sur la manière de faire ses courses, de consommer et de dépenser. Les impacts économiques conjoncturels et structurels seront matériels. Nous restons convaincus que le passage au Cloud va s’accélérer et l’arbitrage entre Capex et Opex s’intensifier. Pour ceux qui en doutaient, la nécessité d’accélérer le passage à la 5G devient une évidence. L’usage de l’internet ne cessera de se développer et avec lui les modalités de paiements. Le paiement sans contact verra son usage grandit. Les thématiques du domaines médicales seront-elles aussi extrêmement porteuses.