Brexit : la croissance britannique divisée par deux en cas de « no deal »

Alors que la fin de la période de transition, fixée au 31 décembre, approche à grands pas, les scénarios optimistes estiment que Londres et Bruxelles parviendront à un accord. Dans le cas contraire, l’économie britannique sera amputée de près de six points de croissance, à +4,4% en 2021 contre +10,1% si un accord est trouvé. 

Fortement impactée par la crise sanitaire, la reprise au Royaume-Uni pourrait être deux fois plus lente en cas de Brexit sans accord, selon une étude de KPMG. Pour Yael Selfin, cheffe économiste de KPMG UK, «le Brexit va mettre le Royaume-Uni en marge des économies avancées l’an prochain». 

L’experte estime que le secteur manufacturier sera le plus durement touché par le Brexit, notamment les textiles, la chimie, les composants électriques, qui pourraient voir leur production fin 2021 de 6 à 12% inférieure à celle de fin 2019, avant la pandémie. De même, la perte d’accès au marché européen pour le secteur financier britannique pourrait se traduire par une production de 10% inférieure comparée à la même période un an auparavant. Elle ne prévoit pas de retour de l’économie britannique à ses niveaux pré-Covid avant fin 2022.

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