La création monétaire massive, meilleure alliée des bulles immobilières

La création monétaire par les banques centrales ne semble plus avoir d’effet sur les prix à la consommation. En revanche, elle suscite une modification du comportement des épargnants qui ont un surplus de liquidités et doivent l’affecter à d’autres actifs, par exemple immobiliers, au risque de créer de nouvelles bulles.

Pour Patrick Artus, chef économiste de Natixis, les règles macro-économiques traditionnelles ne fonctionnent plus depuis trente ans. En effet, la création monétaire ne provoque plus d’inflation. De même, une économie en surchauffe, proche du plein emploi, n’engendre plus une envolée des prix comme auparavant. Idem pour le chômage avec lequel il n’y a plus de lien direct.

L’injection monétaire dans l’économie par les banques centrales a certes permis de faire face au choc de la crise sanitaire, mais elle provoque indirectement l’envolée du prix des actifs immobiliers, en enrichissant les détenteurs de patrimoine et en taxant les acheteurs, via la hausse des prix des logements. Des bulles spéculatives avec un risque macro-économique important. Patrick Artus rappelle qu’au Japon, ces bulles ont éclaté dans les années 1980. Le pays a mis vingt-cinq ans à s’en remettre.

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