Par Carmignac

Les actions des marchés émergents ont plus de potentiel qu’il n’y paraît. Xavier Hovasse fait le point sur une classe d’actifs encore négligée et explique comment en tirer le meilleur parti.

L’année 2020 a été une année faste pour les marchés émergents. Xavier Hovasse, responsable de l’équipe actions marchés émergents et gérant chez Carmignac, estime qu’elle a marqué le début d’une période de surperformance qui s’accélérera encore quand « on pourra enfin tourner la page de la pandémie ».

Une approche de conviction

La stratégie, également disponible au travers d’une SICAV de droit luxembourgeois, suit une approche concentrée, à forte conviction, axée sur les gagnants de la révolution digitale et les bénéficiaires de la croissance structurelle et des tendances démographiques de long terme. Le Fonds, classé selon l’article 8 du règlement européen SFDR, adopte une approche d’investissement socialement responsable (ISR) et a reçu deux labels de durabilité[1].

Mais ce n’est pas tout. Les gérants de Carmignac Emergents, Xavier Hovasse et Haiyan Li-Labbé, ont plusieurs décennies d’expérience, ce qui leur a permis d’acquérir une vision unique sur les actions émergentes. De plus, le duo s’appuie sur l’expertise de l’ensemble de l’équipe de gestion, ce qui est essentiel pour investir avec succès dans cet univers.

La double couverture des titres, par un spécialiste régional et un expert sectoriel, joue un rôle clé et constitue l’un des principaux atouts de l’équipe : « si, par exemple, nous investissons dans une société chinoise du secteur de la santé, Haiyan, experte en valeurs chinoises, et Jith Eswarappa, notre analyste santé, sont consultés », explique Xavier Hovasse.

« De même, si nous décidons d’investir dans une entreprise d’assurance en Inde, Amol Gogate et Matthew Williams interviendront dans le processus d’analyse. Bien que les décisions finales concernant les investissements et leur poids en portefeuille reviennent à Haiyan et moi-même, nous travaillons en étroite collaboration avec les spécialistes sectoriels. »

Séparer le bon grain de l’ivraie

L’équipe favorise les pays ayant des fondamentaux macroéconomiques solides et une balance des paiements excédentaire, signes d’une économie saine et bien financée dans laquelle ménages, entreprises et gouvernement génèrent plus d’épargne que de dépenses.

Il est tout aussi important d’identifier les secteurs sous-pénétrés, selon Xavier Hovasse. « On peut investir dans une banque dans un pays comme le Mexique, les Philippines ou l’Indonésie, où la moitié de la population ne détient pas de compte bancaire ; ou bien dans une entreprise automobile en Inde ou en Chine, où le taux de possession d’une voiture est beaucoup plus faible que celui des économies développées. Cela correspond aux types d’investissements que nous privilégions. Nous recherchons des sociétés avec une croissance solide et de long terme. »

Pour entrer notre portefeuille, les entreprises doivent également offrir une génération de flux de trésorerie attractive et durable. Comme l’explique Xavier Hovasse, « il ne s’agit pas d’investir dans des entreprises à forte intensité capitalistique comme les sociétés pétrolières, minières ou de construction, mais dans des entreprises qui sont capables d’autofinancer leur croissance. »

Parallèlement, les gérants adhèrent aux principes de l’ISR et le Fonds dispose de ses propres politiques d’intégration ESG, d’exclusion et d’engagement. Entre autres, Carmignac Emergents cible des entreprises ayant une contribution positive à la société ou à l’environnement et privilégie celles qui ont une faible empreinte carbone ou s’engagent activement à réduire leur impact négatif sur l’environnement.[2]

D’une certaine manière, une analyse ESG est peut-être même plus importante sur les marchés émergents que sur les marchés développés, notamment parce que, comme le dit Xavier Hovasse, « de nombreuses entreprises des marchés émergents ont encore un faible profil ESG ». Il ajoute : « Le niveau de fraude comptable est choquant et la comptabilité est de très mauvaise qualité. Une bonne analyse ESG s’avère très utile à cet égard car elle est un atout pour la génération d’alpha et la gestion des risques. »

Transition vers la maturité

La sensibilisation aux bonnes pratiques ESG n’est pas la seule nouveauté dans l’univers émergents. Les pays eux-mêmes connaissent une série de changements, notamment motivés par la Covid-19.

« Dans l’ensemble, l’Asie a bien mieux géré la pandémie que les États-Unis et l’Europe, continue Xavier Hovasse. C’est l’une des raisons pour lesquelles près de 80 % des actifs de Carmignac Emergents sont alloués à cette région.[3] En 2020, des pays comme la Chine, Taïwan et la Corée du Sud ont enregistré une plus forte croissance que leurs homologues développés[4]. »

Une autre raison est la croissance structurelle de l’Asie. De l’intelligence artificielle à la 5G ou aux véhicules électriques, les économies asiatiques ont pris les devants sur l’intégration des technologies futures et sont le fer de lance de la quatrième révolution industrielle. « Ils sont tournés vers l’avenir, ils veulent s’améliorer ; ils investissent dans les technologies de demain », soutient Xavier Hovasse. Mais les marchés émergents ne connaissent pas tous un franc succès, des pays comme l’Inde et le Brésil luttant encore contre de nouvelles vagues de contaminations. Malgré cela, Xavier Hovasse souligne qu’il existe des opportunités d’investissement en Amérique latine. Néanmoins « c’est la combinaison de fondamentaux macroéconomiques prometteurs et la meilleure gestion de la pandémie qui rendent les économies asiatiques, et en particulier la Chine, très attrayantes » conclut le gérant.

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[1] Le label français « Label ISR » en janvier 2019 et le label belge « Towards Sustainability » en février 2020. Pour plus d’informations, consultez www.lelabelisr.fr et www.towardsustainability.be.

[2] Le fonds vise à avoir des émissions de carbone inférieures de 30 % à son indicateur de référence (l’indice MSCI EM NR USD).

[3] Source : Carmignac, portefeuille au 31/03/2021. La composition du portefeuille est susceptible de changer à tout moment et sans préavis.

[4] Source : Fonds monétaire international (FMI), croissance du PIB réel (variation annuelle en pourcentage), données 2020. Marchés développés (« Advanced economies ») : -4,7 % Chine : 2,3 % Taiwan : 3,1 % Corée du Sud : -1 %