Bruxelles entend muscler son arsenal anti blanchiment

L’actuel vice-président exécutif de la Commission européenne, ValdisDombrovskis, entend faire appliquer bien plus efficacement les règles de l’Union européenne en matière de lutte contre le blanchiment. Règles qui sont parmi les plus strictes au monde. Les mesures envisagées sont notamment : l’extension des règles existantes au secteur des cryptoactifs ou encore l’instauration d’un plafond de 10.000 euros pour les paiements en espèces.

La pierre angulaire de cette bonne application de ce corpus réglementaire unique de l’UE sera notamment la création d’une nouvelle agence européenne (Anti-Money Laundering Authority ou AMLA) qui héritera tout d’abord de toutes les compétences actuelles de l’Autorité bancaire européenne (EBA) en la matière. Dès 2026, cette agence verra ses prérogatives renforcées avec la supervision directe de certaines entités du secteur financier actives dans un grand nombre d’États membres.

Un enthousiasme qui n’est pourtant pas partagé de tous dont Karel Lannoo, directeur général du CEPS (Centre for European Policy Studies) et spécialiste de la régulation financière dans l’UE, « la faille principale dans l’UE n’est pas comblée. Il s’agit du faible suivi des transactions suspectes signalées : les CRF des États membres ne donnent suite qu’à 10% des dossiers qui leur sont transmis ».

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