Matières premières : l’or et le cuivre portés par des tendances structurelles, le pétrole sous pression

Les marchés des matières premières entrent dans une phase de recomposition profonde, marquée par des trajectoires très contrastées entre métaux et énergie. Selon les analyses de Goldman Sachs, l’or poursuit sa dynamique haussière sous l’effet combiné des achats soutenus des banques centrales émergentes et du retour progressif des investisseurs financiers, favorisé par l’assouplissement monétaire américain.
Le mouvement est interprété non comme une défiance vis-à-vis du dollar, mais comme une stratégie de diversification des réserves dans un contexte géopolitique plus fragmenté.
Le cuivre, de son côté, apparaît comme l’un des grands gagnants de la décennie à venir. La montée en puissance des besoins liés aux réseaux électriques, à la transition énergétique, aux dépenses de défense et à l’intelligence artificielle exerce une pression structurelle sur un marché caractérisé par une offre rigide et des cycles d’investissement longs. Cette configuration pourrait ouvrir la voie à un cycle haussier prolongé, avec des niveaux de prix incitant à la substitution, au recyclage et à de nouveaux projets miniers.
À l’inverse, le pétrole évolue dans un environnement de surcapacité durable. La hausse de la production mondiale, conjuguée à une demande moins dynamique, entretient un excédent d’offre qui pèse sur les prix. Des niveaux modérés restent toutefois jugés soutenables, tant pour les producteurs américains que pour les pays de l’Opep, soucieux de préserver leurs parts de marché.
