L’arrivée de Kevin Warsh à la tête de la FED ne devrait pas bouleverser la politique monétaire en 2026

La nomination attendue de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale ne devrait pas entraîner de virage majeur de la politique monétaire américaine à court terme, estiment plusieurs économistes. Pour Barclays comme pour Morgan Stanley, le véritable centre de décision reste le Comité fédéral de l’open market (FOMC), où le président de la FED ne dispose que d’une voix parmi d’autres.
Selon Marc Giannoni, économiste chez Barclays, le contexte actuel (une économie américaine résiliente, une inflation encore élevée et un FOMC divisé) laisse peu de marge pour un assouplissement monétaire rapide. Même si Kevin Warsh s’est montré favorable à des baisses de taux par le passé, toute tentative d’accélération se heurterait à des résistances internes et à la nécessité de construire un consensus.
Barclays maintient ainsi son scénario central de deux baisses de taux en 2026, l’une en milieu d’année et l’autre en fin d’exercice, tout en soulignant que ce scénario reste conditionné à l’évolution de l’inflation et du marché du travail.
Morgan Stanley partage cette analyse. Pour Seth Carpenter, économiste en chef du groupe, la transition à la tête de la FED ne modifiera pas de manière significative la “fonction de réaction” de l’institution à court terme. Même les orientations plus restrictives de Warsh sur la taille du bilan de la FED nécessiteraient un large accord du comité, ce qui repousserait toute décision structurante à 2027 au plus tôt.
