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Plusieurs sociétés de gestion s'associent pour défendre la gestion active

22/04/2026
Plusieurs sociétés de gestion s'associent pour défendre la gestion active

Face à la montée en puissance de la gestion passive, sept sociétés de gestion françaises signent un livre blanc qui réhabilite le rôle central de la gestion active. Performance, allocation du capital, souveraineté européenne : le débat change de dimension.


Une initiative collective pour clarifier le débat

Ce 22 avril 2026, sept sociétés de gestion indépendantes françaises publient conjointement un livre blanc : BDL Capital Management, Carmignac, CIAM, COMGEST, Edmond de Rothschild Asset Management, IVO Capital Partners et Moneta Asset Management.

Une initiative collective, analytique et rigoureuse, qui part d'un constat méthodologique : le débat entre gestion active et gestion passive repose sur une confusion persistante.

Sous une même étiquette coexistent des stratégies de conviction réellement différenciées et des gestions proches des indices. Tant que cette distinction n'est pas opérée, toute comparaison de performance reste biaisée.


Des enseignements chiffrés sur la surperformance

Les principaux enseignements du rapport :

  • Au-delà d'un seuil de 70 % d'Active Share, la gestion active génère en moyenne +0,7 % de surperformance annualisée nette de frais sur les marchés actions européens.
  • Sur les marchés obligataires, structurellement inadaptés à la réplication mécanique, 97 % des fonds flexibles actifs européens surperforment leur indice sur cinq ans.

Un enjeu de concentration du pouvoir financier

Par ailleurs, plus de 80 % des stratégies passives mondiales sont aujourd'hui contrôlées par trois acteurs américains, un déplacement progressif du pouvoir d'allocation du capital qui affaiblit le financement des entreprises européennes et leur gouvernance.


La gestion active, acteur clé de la souveraineté économique

Au-delà de la performance, le rapport soulève un enjeu de souveraineté :

  • la gestion active finance les introductions en bourse
  • accompagne les augmentations de capital
  • dialogue avec les dirigeants

Elle remplit une fonction que la gestion passive, par construction, n'assure pas.


Deux recommandations structurantes

Le rapport formule deux recommandations :

  • clarifier la définition de la gestion active en distinguant explicitement stratégies différenciées et gestions benchmarkées
  • généraliser la publication de l'Active Share comme indicateur de transparence à destination des investisseurs

Lire le livre blanc

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