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Assurance-vie : un pilier fragilisé par les débats du budget 2026

16/11/2025
Assurance-vie : un pilier fragilisé par les débats du budget 2026

Les discussions autour du projet de loi de finances 2026 plongent l’assurance-vie dans un climat d’incompréhension et d’incertitude. Alors que ce placement constitue l’un des piliers de l’épargne française, certains amendements adoptés en première lecture inquiètent fortement le secteur. 

Plus particulièrement, la création d’un « impôt sur la fortune improductive », destiné à remplacer l’IFI, élargirait l’assiette taxable à de nouveaux actifs, dont les fonds en euros. Une perspective jugée dangereuse par les assureurs, qui alertent sur un risque de fuite vers le Luxembourg et une déstabilisation possible du marché.

Taxer les fonds en euros pourrait en effet pousser les épargnants les plus fortunés à arbitrer massivement vers les unités de compte. Un mouvement qui, concentré sur des encours élevés, fragiliserait la solidité financière des assureurs. Les portefeuilles obligataires des fonds en euros affichent encore des moins-values latentes importantes, estimées à 85 milliards d’euros fin 2024, tandis que les fonds propres du secteur atteignent seulement 90 milliards. Des retraits forceraient donc les assureurs à vendre à perte.

Le calendrier joue toutefois en faveur d’une transition plus lente : la participation aux bénéfices ne sera créditée qu’en 2026, incitant les épargnants à différer leurs arbitrages. Parmi les rares mesures favorables, un amendement ouvre exceptionnellement en 2026 la possibilité de transmettre de son vivant un capital d’assurance-vie tout en conservant l’abattement de 152.500 euros. Reste à connaître la position du Sénat.

Observatoire des fonds

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