Crédit Agricole rattrapé par l’affaire H2O : Caceis désormais dans le viseur de l’AMF

Six ans après l’éclatement du scandale H2O, un nouveau chapitre judiciaire s’ouvre. Caceis, la filiale du Crédit Agricole dédiée à la conservation d’actifs, sera auditionnée ce vendredi par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Elle pourrait écoper à son tour d’une lourde amende pour son rôle dans la dérive des fonds H2O.
En 2023, l’AMF avait déjà frappé fort : 93 millions d’euros de sanctions contre la société de gestion H2O et ses dirigeants, accusés d’avoir investi massivement dans des titres illiquides liés à l’homme d’affaires Lars Windhorst, pourtant inéligibles dans des fonds grand public. Résultat : les fonds ont été gelés, des « side pockets » créés, et plusieurs milliers d’épargnants se sont retrouvés piégés.
Aujourd’hui, le régulateur s’intéresse au rôle joué par Caceis, dépositaire des fonds H2O au moment des faits. Outre la conservation des titres, un dépositaire a un devoir de contrôle et de supervision : il doit vérifier que la gestion respecte les règles, connaître les procédures internes de la société de gestion et signaler les anomalies. L’AMF soupçonne Caceis d’avoir failli à cette mission.
Caceis est par ailleurs visée par une action de groupe intentée par le collectif des porteurs, qui réclame des réparations non seulement à H2O, mais aussi à Natixis IM, BPCE, KPMG et Caceis.
Vidéos à la une
Aucune vidéo associée trouvée
