Italie : la gauche relance le débat sur un impôt sur la fortune, Meloni ferme la porte

Comme en France, le débat sur la fiscalité du patrimoine refait surface en Italie. Alors que le gouvernement de Giorgia Meloni prépare un budget 2026 critiqué pour ses arbitrages, la gauche propose d’instaurer un impôt sur les fortunes supérieures à 2 millions d’euros.
Portée par Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL (l’équivalent de la CGT), la mesure viserait 1 % des Italiens avec une taxe de 1,3 % sur le patrimoine net, censée rapporter 26 milliards d’euros pour financer la santé, l’éducation ou le logement.
Mais cette proposition a immédiatement déclenché une levée de boucliers à droite. « Les impôts sur la fortune ne verront jamais le jour tant que nous serons au pouvoir », a assuré Giorgia Meloni, dénonçant une idée « idéologique et punitive ».
En Italie, la perspective d’un impôt sur le patrimoine reste politiquement explosive depuis le prélèvement forcé de 0,6 % sur les comptes bancaires décidé en 1992 pour éviter la faillite du pays. Ce traumatisme collectif explique la forte résistance à toute mesure de ce type.
Le gouvernement Meloni défend, lui, une approche opposée : réduire la pression fiscale, notamment via une baisse de l’IRPEF, l’équivalent de l’impôt sur le revenu, dont le taux de la deuxième tranche passerait de 35 % à 33 % en 2026.
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