La désaffection des épargnants se confirme pour le Livret A en 2026

Le Livret A traverse une période de nette désaffection. En mars 2026, les retraits ont dépassé les dépôts de 490 millions d’euros, signant le pire mois de mars depuis 2009. Ce mouvement s’inscrit dans une tendance plus large : depuis le début de l’année, la décollecte atteint 3,1 milliards d’euros, malgré un encours toujours élevé à 446,5 milliards.
La principale explication réside dans la chute du taux de rémunération, passé de 3 % début 2025 à 1,5 % aujourd’hui. Ce rendement, devenu peu attractif, pousse les épargnants à arbitrer vers des placements plus rémunérateurs. L’assurance-vie en bénéficie directement, avec des fonds en euros offrant en moyenne 2,65 %, malgré une fiscalité moins favorable.
Le LDDS, soumis au même taux, marque également le pas, tandis que le LEP, pourtant mieux rémunéré à 2,5 %, enregistre lui aussi des retraits nets. Le contexte inflationniste joue un rôle clé : avec une inflation remontée à 1,7 % en mars, le rendement réel du Livret A devient marginal.
Une évolution pourrait toutefois se dessiner dès l’été. La remontée de l’inflation pourrait entraîner une revalorisation du taux autour de 1,8 % voire 2 %, redonnant un peu d’attrait à ce produit d’épargne phare des Français.
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