La « grande transmission » bouleverse les stratégies patrimoniales

Le phénomène de « grande transmission » s’impose comme une transformation majeure du paysage patrimonial. Selon les études du groupe BPCE et de Natixis Investment Managers, le vieillissement démographique accélère un transfert massif de richesses, redéfinissant en profondeur les comportements des épargnants.
En France, les plus de 65 ans détiennent près de 41 % du patrimoine national, dans un contexte où l’héritage devient un levier central de redistribution. Une évolution notable se dessine : la transmission directe aux petits-enfants progresse, favorisée par l’allongement de l’espérance de vie. Le « saut de génération » s’installe progressivement dans les stratégies familiales.
Pourtant, cette mutation reste insuffisamment anticipée. Seul un quart des Français a engagé des démarches concrètes, malgré un besoin d’accompagnement exprimé par une majorité. L’assurance-vie demeure l’outil privilégié, tandis que les stratégies plus techniques varient selon les générations.
Pour les conseillers en gestion de patrimoine, l’enjeu est stratégique. Près de la moitié d’entre eux perçoivent ce transfert comme un risque, notamment en raison de la perte potentielle d’encours lors des successions. La fidélisation ne repose plus uniquement sur la performance, mais sur la qualité de la relation, en particulier à l’échelle familiale.
Dans ce contexte, la transmission devient donc un moment clé de recomposition des portefeuilles et des relations clients, imposant une approche plus globale, intergénérationnelle et durable du conseil patrimonial.
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