La performance globale annuelle (PGA) des SCPI déjà contestée

Introduite fin 2025 pour améliorer la lisibilité des performances des SCPI, la performance globale annuelle (PGA) fait déjà débat. Cet indicateur, désormais obligatoire, combine le taux de distribution et l’évolution du prix de la part. S’il vise à offrir une vision plus complète que le seul rendement locatif, ses limites apparaissent rapidement.
Le principal reproche tient à son approche court-termiste. Calculée sur une seule année, la PGA peine à refléter la réalité d’un placement immobilier conçu pour le long terme. Elle peut ainsi donner une image biaisée de la performance, en particulier dans un marché cyclique.
Autre point de vigilance : la latitude laissée aux sociétés de gestion dans la fixation du prix de part. Celui-ci peut évoluer dans une fourchette autour de la valeur de reconstitution, permettant mécaniquement d’influencer la performance affichée. Une revalorisation peut ainsi soutenir artificiellement la PGA, même en cas de baisse du rendement distribué.
Face à ces effets de bord, certains professionnels dénoncent un indicateur potentiellement trompeur pour les épargnants. Le risque est de recréer une logique de comparaison superficielle entre SCPI, au détriment d’une analyse plus approfondie.
Pour y remédier, des pistes émergent, comme l’introduction d’une « PGA cible » ou le recours à des indicateurs personnalisés sur la durée réelle de détention, mieux adaptés à la nature de cet investissement.
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