Les banques européennes réclament plus de flexibilité avec la réglementation Bâle III

Face à l’assouplissement récent de la réglementation bancaire aux États-Unis, les banques européennes intensifient leur lobbying pour une adaptation des règles de Bâle III en Europe. Selon la Fédération bancaire française, les établissements du Vieux Continent pourraient voir leurs exigences en capital augmenter d’environ 15 % d’ici 2030, alors que leurs concurrentes américaines bénéficieraient d’une baisse d’environ 5 %.
Les acteurs européens ne contestent pas le principe de prudence financière, hérité de la crise de 2008, mais dénoncent un cadre jugé trop rigide et complexe. Ils plaident pour une approche plus pragmatique, inspirée du modèle américain, qui ajuste les contraintes en fonction des risques réels et des besoins de financement de l’économie.
Autre point de crispation : la complexité réglementaire en Europe. Les grandes banques doivent composer avec une multitude d’autorités de supervision et un empilement de règles, ce qui alourdit leurs coûts et nuit à leur compétitivité. Certains responsables évoquent plus de 1.700 textes adoptés en quelques années.
Dans ce contexte, les professionnels espèrent que la Commission européenne profitera de son prochain rapport sur la compétitivité pour assouplir certaines exigences, sans compromettre la stabilité financière. L’enjeu est clair : éviter un décrochage face aux banques américaines tout en maintenant un niveau de sécurité suffisant pour le système bancaire.
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