Les impôts atteignent un niveau historique dans les pays riches selon l’OCDE

D’après les nouvelles statistiques publiées par l’OCDE, le ratio impôts/PIB a atteint en 2024 un niveau historique de 34,1 %, contre 33,7 % l’année précédente. Un cap symbolique qui confirme une tendance de fond : depuis 1965, où ce ratio n’était que de 24,9 %, la pression fiscale n’a cessé de croître au sein des pays développés.
Cette hausse, observée dans 22 des 36 États membres, est principalement alimentée par deux moteurs : les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu des personnes physiques, relevés pour répondre au vieillissement démographique et à l’explosion des dépenses publiques en santé et retraites. En 2023, ces cotisations représentaient déjà 25,5 % de l’ensemble des recettes fiscales, devant l’impôt sur le revenu (23,7 %) et l’impôt sur les sociétés (11,9 %).
Le classement des pays les plus taxés reste stable : le Danemark domine avec un ratio de 45,2 %. L’Italie, la Belgique et l’Autriche complètent le groupe des fiscalités les plus lourdes, tandis que l’Allemagne s’établit à 38 %.
La structure fiscale varie cependant fortement selon les pays. Le Danemark ou les États-Unis reposent largement sur l’impôt sur le revenu, quand la France, l’Allemagne ou l’Espagne tirent l’essentiel de leurs recettes des cotisations sociales. En France, les prélèvements atteignaient en 2023 1 244 milliards d’euros, dont plus de 400 milliards issus des seules cotisations.
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