Les niches fiscales franchissent le cap des 100 milliards d’euros par an

Le coût des niches fiscales en France a dépassé 100 milliards d’euros en 2024 (3,5 % du PIB), selon une note de Fipeco dirigée par François Ecalle, contre environ 75 milliards au début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Les documents budgétaires annexés au projet de loi de finances 2026 recensent 465 dépenses fiscales, un nombre en hausse continue malgré les promesses répétées de simplification.
Au-delà des débats méthodologiques, Fipeco intègre notamment l’ensemble des niches de TVA. Le diagnostic est clair : la France figure parmi les pays européens les plus généreux en exemptions fiscales, tout en conservant l’un des niveaux de prélèvements obligatoires les plus élevés. Selon le FMI, elle serait même vice-championne d’Europe des niches, derrière la Grèce.
Ces dispositifs jouent souvent un rôle de compensation. Face à une fiscalité lourde, l’État crée des avantages ciblés plutôt que de baisser les taux. Le crédit d’impôt recherche (7,8 milliards d’euros) ou le crédit d’impôt emploi à domicile (près de 7 milliards) illustrent cette logique, même si leur coût réel est débattu.
Résultat : un système fiscal toujours plus complexe, où les niches peinent à corriger durablement les effets d’une pression fiscale structurellement élevée.
Vidéos à la une
Aucune vidéo associée trouvée
