Les SCPI face à un mur de liquidité à cause des bureaux franciliens

Le marché des bureaux en Île-de-France place les SCPI dans une situation délicate. D’ici 2029, près de 54 milliards d’euros d’actifs pourraient théoriquement être mis en vente, alors que la capacité d’absorption du marché ne dépasserait pas 15 milliards. Une quarantaine d’immeubles détenus par des SCPI sont déjà proposés à la vente, avec des difficultés croissantes pour trouver preneur, notamment dans le Croissant Ouest.
Les actifs parisiens de taille modérée restent recherchés, mais les grands ensembles situés dans les Hauts-de-Seine subissent une forte décote. Les investisseurs, devenus opportunistes, privilégient les immeubles bien desservis, de surfaces plus réduites, et loués via des baux longs ou multi-locataires afin de mieux maîtriser le risque.
Les immeubles vacants pèsent lourdement sur les bilans : fiscalité, charges et entretien peuvent représenter plusieurs millions d’euros par an. Les transformations vers le résidentiel ou d’autres usages restent complexes et coûteuses. Faute d’alternative, certains propriétaires consentent à d’importantes baisses de loyers.
Dans ce contexte, les sociétés de gestion sont confrontées à un choix stratégique difficile : vendre en acceptant une moins-value ou conserver des actifs devenus structurellement moins liquides.
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