Pour 2026 : sélectivité sur les actions, taux durablement sous tension et épargne élevée selon Société Générale Private Banking

Pour Société Générale Private Banking, l’environnement de début 2026 reste porteur mais exigeant. Sa cheffe économiste et stratégiste, Clémentine Gallès, souligne que les taux longs devraient rester sous pression à l’échelle mondiale, nourris par les échéances politiques (États-Unis, Allemagne, France) et des politiques budgétaires plus expansionnistes, notamment outre-Rhin. La volatilité devrait donc persister.
Sur les marchés actions, la banque privée conserve un biais positif, mais de manière sélective. L’intelligence artificielle demeure attractive, surtout via les grandes valeurs solides et les infrastructures, en Europe comme aux États-Unis, tout en appelant à la vigilance sur l’endettement de certains acteurs. La défense et les investissements publics européens constituent également des soutiens, la France bénéficiant de son électricité nucléaire décarbonée.
Côté inflation, un décrochage français est attendu : sous 1 % fin 2025, elle devrait rester plus faible qu’ailleurs en zone euro, où la croissance et les plans de relance maintiendraient une inflation autour de 2 %. La BCE, raisonnant à l’échelle de la zone, devrait conserver des taux proches de 2 %.
Le taux d’épargne élevé des Français devrait perdurer en 2026, porté par l’incertitude politique, des taux encore hauts et l’absence de regain marqué du pouvoir d’achat.
Enfin, l’immobilier reste pénalisé par des taux de crédit durablement tendus : aucun redémarrage généralisé n’est anticipé, malgré des poches de résistance locales.
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