Transmission d’entreprises familiales : la gouvernance se professionnalise pour assurer la relève

Avec le vieillissement des dirigeants, près de la moitié des ETI familiales françaises seront transmises dans les dix prochaines années, selon une étude EY–FBN France–For Talents. Un enjeu majeur, puisque les entreprises familiales représentent plus de 70% du tissu économique national. Pourtant, 40% des dirigeants n’ont encore entamé aucune démarche concrète de transmission, freinés par la complexité juridique et fiscale du processus.
Si 74% des fondateurs privilégient la voie intrafamiliale, de plus en plus envisagent d’autres options : cession externe, mixte ou aux salariés. Les nouveaux dirigeants, eux, cherchent à moderniser les structures, misant sur la digitalisation, la transition écologique et une stratégie plus internationale.
Les outils fiscaux comme le pacte Dutreil restent centraux mais nécessitent un cadre plus équilibré entre égalité et efficacité décisionnelle. La transmission reste aussi marquée par une forte charge émotionnelle, souvent liée à la difficulté du cédant à lâcher prise.
Face à ces défis, 75% des repreneurs mettent en place une gouvernance formalisée (chartes, conseils de famille, répartition claire des rôles) rompant avec les pratiques intuitives des générations précédentes. Cette professionnalisation du pilotage familial devient désormais un facteur clé de cohésion et de pérennité.
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