Un marché des CGP désormais structuré par les assureurs selon Benjamin Tarac (Interpath)

Benjamin Tarac observe que la consolidation du marché des conseillers en gestion de patrimoine s’est enclenchée dès 2018-2019, sous l’impulsion des fonds d’investissement. Ceux-ci voyaient dans ce secteur très fragmenté (quelque 3.500 cabinets il y a dix ans) une double opportunité : répondre plus efficacement aux besoins patrimoniaux intermédiaires, mal servis par les réseaux traditionnels, et capitaliser sur un champ propice aux acquisitions successives. Les premiers regroupements ont ainsi été financés par le private equity, qui a apporté les moyens nécessaires pour structurer ces plateformes.
La grande nouveauté, selon lui, est l’entrée en scène des assureurs, en particulier mutualistes et paritaires. Leur stratégie consiste à se diversifier vers l’épargne longue et à sécuriser leurs canaux de distribution en rachetant des acteurs établis. Ils se révèlent désormais de redoutables concurrents des fonds, capables de valoriser les synergies industrielles et de maintenir des niveaux de prix élevés. Tarac ne voit pas de bulle, mais une forte sélection des actifs de qualité.
Pour la suite, la croissance reposera sur la combinaison entre développement organique, M&A et montée en gamme de l’offre, avec la démocratisation du private equity. L’internationalisation, longtemps théorique, commence aussi à se concrétiser. Au final, il anticipe un marché resserré autour de quelques grands consolidateurs, une fois l’effervescence actuelle retombée.
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