Une année 2026 sous haute tension pour l’immobilier selon BPCE

Après un rebond partiel du marché en 2025, BPCE anticipe une année 2026 difficile pour l’immobilier français. Malgré un regain d’activité dans l’ancien (environ 930.000 transactions sur un an, en nette hausse par rapport au point bas de 2024), une « inflexion » se fait sentir depuis avril, notamment après l’augmentation des droits de mutation. Les prix, eux, stagnent depuis trois trimestres, signe d’un marché déjà sous pression.
Pour 2026, la banque table sur un environnement budgétaire et financier plus dégradé : hausse attendue des taux d’intérêt, montée du chômage et baisse des ventes. Les prix devraient ainsi à peine progresser (+0,7 %), bien moins que cette année. BPCE voit le taux moyen des crédits immobiliers passer de 3,09 % fin 2025 à 3,35 % en 2026, la BCE cessant d’exercer sa pression à la baisse sur les coûts de financement.
Côté construction, la situation reste très préoccupante : malgré un rebond des autorisations et des mises en chantier, la promotion immobilière vit sa troisième année consécutive de crise. La disparition du dispositif Pinel a fait chuter de près de 50 % les ventes destinées au locatif privé. Le secteur pourrait atteindre un nouveau plus bas historique, environ 30 % sous les niveaux de 2018-2022.
Enfin, le marché reste déséquilibré : offre élevée et chère, demande en recul, coûts de construction dopés par l’inflation et foncier raréfié. En 2026, l’ajustement se fera « davantage par les volumes que par les prix », prévient BPCE.
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