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Fidelity International revient sur le contraste entre la bonne tenue des marchés actions et la prudence des investisseurs.
Fidelity International revient sur le contraste entre la bonne tenue des marchés actions et la prudence des investisseurs. L’entretien aborde aussi les nouvelles générations de conseillers, la convergence des besoins en Europe continentale et le rôle des solutions retraite, avant un focus sur trois stratégies actions mondiales.
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Je reçois mon ami Christophe, Fidelity International. C'est un patrimonial, on ne va pas le refaire. Combien de temps on est là ? On se connaît depuis un certain temps. D'abord, pour commencer, avant de parler évidemment de ta très belle société de gestion, comment ça va patrimonial en 2026 ? Comment se passe ce salon ? J'ai envie de te dire un peu comme l'année dernière, à savoir plutôt très bien. Les performances sont là, beaucoup de monde, comme toujours, même si chaque année, on se demande : « Est-ce qu'il y aura toujours autant de monde ? » Il y a toujours autant de monde, voire même plus. Je trouve que l'ambiance est assez apaisée, malgré le contexte qui est quand même assez lourd, aussi bien géopolitique que politique franco-française. Finalement, les CGP sont assez sereins. En tout cas, c'est ce que je ressens dans leur approche. Maintenant, dans la réalité des faits, pas beaucoup de collectes sur les marchés actions, pas beaucoup de prises de risques, mais les performances des fonds sont là, donc ça se passe plutôt très bien. Il y a quand même une certaine continuité dans les interlocuteurs. Moi, ça fait 30 ans que je suis là aussi, donc ça rassure aussi. Pas mal d'interlocuteurs que j'ai eus me disent qu'il y a toujours cette fidélité, je ne fais pas exprès, avec cette continuité de relation qu'on a tous les uns avec les autres, CGP avec société de gestion. Pas mal de nouveaux aussi. Tu as constaté ça aussi chez toi ? Oui. Ils viennent vous voir, découvrir un peu. C'est bien aussi de rencontrer de nouveaux visages. En fait, il y a une jeunesse. Comme on le dit, il y a une création de nouveaux cabinets qui est de plus en plus importante aujourd'hui. Il y a la concentration à côté et la création de cabinets. Mais cette nouvelle génération, elle n'a pas la culture de l'ancienne génération. Et il s'avère que quand on parle avec eux, Fidelity, ils ne connaissent pas forcément. Ah vraiment ? Ça, c'est intéressant de se dire qu'on pensait être arrivé, on n'est jamais arrivé dans notre métier, il faut rester humble, surtout face à la jeunesse qui a la culture des ETF, a la culture de la blockchain, du crypto, etc. Mais les sociétés de gestion comme Fidelity, forcément, n'y sont pas très aguerries. Donc c'est une redécouverte et d'un coup, on redépart comme on a commencé avec des petits jeunes. C'est très bien. Est-ce que tu peux nous parler un petit peu du marché ? Comment se passe l'environnement ? Comment se passe le marché aussi de la distribution ? Un peu cet environnement. Quand on regarde le marché, malheureusement, pour nous, sociétés de gestion classiques, traditionnelles, actions, même si on est multiclasses d'actifs, je rappelle que Fidelity n'a pas de réseau de distribution. Mon réseau de distribution, c'est les CGP, les courtiers, contrairement à mes concurrents qui ont souvent des banques ou des assurances. C'est vraiment un enjeu majeur pour moi de développer. Quand on voit la collecte actions chez les assureurs purs, c'est une catastrophe. Aujourd'hui, il n'y a pas de place pour les actions. Il n'y a plus de place, tout le monde a peur. Donc, on va sur des actifs très défensifs : obligataire, cash, structuré, fonds euros. S'il y a des UC dans les contrats, ce sont des structurés avec des barrières de protection. Exactement. Très bien, tu l'as dit. Exactement. Et pour autant, les performances des fonds actions sont plutôt très bonnes depuis l'année dernière, cette année, même depuis un bout, un marché qui est porteur depuis très longtemps, à part la respiration 2022, le reste, c'est magnifique. Donc un peu de frustration, mais dans ce contexte-là, Fidelity s'en sort très bien. L'année dernière, on avait fait une année exceptionnelle et cette année, on continue sur la même tendance. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais il est vrai que nos fonds sont très connus, sont là depuis longtemps, ont des belles performances et ils sont rassurants aussi d'avoir une marque comme Fidelity dans son allocation. Justement, parlons-en un peu de la marque comme Fidelity, parce que je pense que dans l'environnement, c'est intéressant. Tu parlais, ce n'est pas le manque de notoriété, mais on se connaît depuis très longtemps. Fidelity est une immense maison de gestion aux États-Unis, qui a pignon sur rue aux États-Unis. Finalement, en France, pas si connue que ça. Comment tu vois, justement, grâce à ce mariage international que vous avez, parce que vous avez quelqu'un dans chaque bureau du monde entier. Comment tu vois un peu les grandes zones ? Est-ce que vous avez une vision qui serait un peu différenciante du franco-français ? C'est vrai que moi, j'ai la chance de parler avec mes homologues italiens et allemands qui sont quand même des gros marchés pour Fidelity. Des voisins. Des voisins, exactement. Et quand on échange, on pousse rarement les mêmes véhicules. Parce que le marché français a sa spécificité du fonds en euros. Les Allemands et les Italiens n'ont pas cette solution-là, donc forcément, ils sont plus attirés vers des fonds un peu plus défensifs, moins actions. Et là, depuis à peu près un an, il y a un alignement des solutions proposées avec mes homologues italiens et allemands. Les clients cherchent la même chose. Et ça, c'est assez intéressant parce qu'en termes de puissance de communication, ce n'est pas la même quand on pousse partout en Europe, quand on a une spécificité de chaque marché. Donc c'est assez nouveau et c'est agréable de parler, de dire : « Mes clients cherchent ça, moi aussi. » C'est quelque chose qui est assez nouveau. Par contre, l'Asie, c'est toujours très différent. L'Angleterre, c'est un peu différent aussi, mais l'Europe continentale, on est très proches. Très bien. On parle très rapidement retraite, après, on fera un petit focus produit. Toujours un axe très important dans votre distribution et dans votre développement. C'est international, ça, ou c'est très européen ou franco-européen, cette vision, cette retraite ? Ça va plus loin qu'une vision locale ou internationale. C'est dans l'ADN de Fidelity. Fidelity, la retraite, c'est son moteur. C'est une base aux États-Unis. Exactement. L'histoire de Fidelity, c'est la retraite. Et c'est vrai que ça fait un peu répétitif parce qu'on se voit depuis longtemps. Mais communiquer, c'est répéter. Quand j'entends des gens qui disent : « Je ne connaissais pas encore tes solutions retraite », je me dis : « Il faut continuer à le faire. » Bien fait de se rencontrer. Exactement, il faut continuer à pousser. On n'est jamais arrivé, encore une fois, mais c'est vrai que c'est un levier important pour moi. C'est un sujet important pour les Français. Évidemment. Et quand je vois les performances de mes produits retraite, je me dis : « Les courtiers qui ont fait confiance à Fidelity depuis un petit moment, ils viennent me remercier. » C'est génial. C'est bien pour les clients finaux, c'est bien pour les intermédiaires et c'est bien pour Fidelity. Allez, rapidement, une petite minute pour finir, un petit focus produit. De quoi tu as envie de nous parler pour ce patrimonial 2026 ? Moi, ce que je vise aujourd'hui, vous savez, Fidelity, c'est beaucoup de fonds, une gamme large. On a une solution pour tous les problèmes, pratiquement plus ou moins bonnes d'ailleurs, donc il faudra venir me parler. Mais globalement, moi, ce que je vise, c'est le corps du portefeuille des CGP avec des fonds globaux et des fonds qui performent et qui collectent le plus chez Fidelity. C'est simple, c'est Fidelity Global Technology qui fait 35 milliards en cours, qui est détenu massivement par les courtiers CGP depuis de nombreuses années, avec des performances encore une fois remarquables, mais avec un positionnement un peu différent de ce qu'on peut trouver dans la technologie. En tech en ce moment. Avec de l'IA, beaucoup diversifié. Bref, une approche mondiale qui rassure aussi les investisseurs parce qu'on n'est pas que sur les États-Unis. Il est très global comme fonds. Très global, exactement. Et puis bon, vraiment gros historique de performance. Le deuxième fonds, c'est Global Dividend, qui est son pendant, avec finalement très peu d'États-Unis, très peu de technologie, une approche mondiale défensive. Du dividende. Avec l'approche du dividende qui est- Toujours intéressant. Exactement. Rassurant en termes de patrimoine. Et enfin, le fonds un peu tout-terrain, Fidelity World, qui, quand on n'a pas d'idée d'investissement sur le long terme, on prend le MSCI World et il est vraiment solide aussi. Qui est un fonds opportuniste en ce moment, qui va chercher là où il y a de la place. Plutôt blend, justement pour ne pas trop se biaiser, pour ne pas prendre des portes de saloon. Et c'est comme ça qu'il génère de la performance dans le temps. Super. Christophe, c'était complet et pédagogique, comme d'habitude. Merci beaucoup. Bonne fin de patrimonial. Merci, merci. À bientôt. À bientôt.