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La charge d’intérêts de la dette publique française pourrait atteindre 103,7 milliards d’euros en 2028, selon le rapport de Philippe Juvin, rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale. Elle passerait de 79,2 milliards en 2026 à 91,2 milliards en 2027, poursuivant une progression rapide depuis les 53,4 milliards enregistrés en 2023.
Ces montants concernent l’ensemble des administrations publiques. Ils rémunèrent les créanciers et ne réduisent pas le capital emprunté. Leur hausse absorbe une part croissante des ressources publiques, malgré les économies envisagées par le gouvernement.
L’encours de dette atteindrait 3.814,9 milliards d’euros en 2027, contre 2.218,4 milliards en 2017. Rapporté au PIB, il progresserait de 119,3 % fin 2026 à 121,7 % fin 2027, au-dessus des niveaux observés pendant la crise sanitaire.
Cette trajectoire alimente les avertissements de la Cour des comptes sur le risque d’un étouffement financier. Elle intervient alors que le rendement français à dix ans atteint 5,10 %, renchérissant les nouveaux emprunts et le refinancement des titres arrivant à échéance.
Les débats parlementaires ajoutent à l’incertitude. Selon le ministre des Comptes publics, les votes intervenus sur la première partie du budget dégraderaient déjà le déficit de 10 milliards d’euros. La décision de Moody’s sur la notation française est donc particulièrement attendue.
Le FF Nordic Fund de Fidelity International investit sur les marchés actions des quatre pays nordiques : Suède, Danemark, Norvège et Finlande. Au moins 70 % de ses actifs, et en général 75 %, sont placés en actions cotées dans ces pays, sans contrainte de taille de capitalisation. Le fonds cherche à faire croître le capital sur le long terme. Il a été créé en 2013 et gère environ 1 Md€.