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La gestion alternative cherche moins à prévoir la direction des marchés qu’à identifier leurs écarts de valorisation.
La gestion alternative cherche moins à prévoir la direction des marchés qu’à identifier leurs écarts de valorisation. Romain Gobert, du Groupe La Française, et Joffrey Czurda, de Cigogne Management, détaillent cette approche sur le crédit et l’obligataire, puis présentent Stork Fund et Credit Opportunities.
Transcription automatique Vimeo, susceptible de contenir des erreurs.
Petit rituel annuel pour moi, je reçois La Française sur le stand de Zumabest en direct de Patrimonia. Bonjour mon cher Stéphane. Bonjour mon cher Romain. Bonjour mon cher Geoffrey. Bonjour. Je suis ravi que tu te joignes à nous pour ce petit moment. On va parler un petit peu de La Française, mais d'abord, Romain, toujours pareil, comment ça se passe Patrimonia ? L'objectif d'être ici, est-ce que tu as retrouvé la dynamique de notre profession ? Très sincèrement, on est ravis de retrouver les partenaires. Je pourrais dire ça un peu plus tard dans la journée parce qu'il n'est que 11 h. On a fait déjà une très belle soirée La Française, la soirée historique hier soir, et ça s'est hyper bien passé avec beaucoup de monde. Donc je pense qu'on devrait avoir un bon business cette année. C'est très bien. Ça permet en plus qu'ils soient là 9 h le matin pétante le premier jour, puisqu'ils sont arrivés maintenant la veille grâce à vous. Non, plus sérieusement, comment ça se passe dans l'environnement ? On parle pas mal de gestion alternative. C'est le sujet que je voulais aborder avec vous aujourd'hui. Est-ce que tu peux m'en dire un peu plus ? C'est vrai qu'en ce moment, avec toutes les incertitudes qu'il peut y avoir aujourd'hui sur le marché, on parle beaucoup de prévisions en finances, et cetera. Et on ne sait pas vraiment où va aller le marché. Et la gestion traditionnelle se dit plutôt savoir où va aller le marché. Et c'est vrai que la gestion alternative se pose vraiment une autre question, c'est : où se trompe le marché ? Et avec tout ce qui se passe aujourd'hui, ça crée de la volatilité, ça crée des écarts de valorisation. À travers la gestion alternative, on va essayer d'aller chercher justement ces écarts et trouver de la performance à travers ces écarts et ces excès qu'il peut y avoir sur le marché. C'est vrai qu'en plus de ça, nous, on est plutôt sur une thématique qui est crédit et obligataire. Évidemment, avec tout ce qui se passe sur l'évolution des taux longs en ce moment et évidemment sur le marché, on se rend compte que la volatilité se crée aussi sur le marché obligataire. Et on essaye, à travers notre société de gestion, Cigogne Management, c'est une société de gestion qu'on distribue, d'aller chercher de la performance avec ces écarts. Oui, parce que La Française n'est pas la seule société de gestion du Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Il y a plusieurs sociétés. Aujourd'hui, on a six sociétés de gestion en distribution, mais là, effectivement, au focus actuellement, c'est la chance qu'on a aujourd'hui, c'est d'avoir le luxe de pouvoir choisir aussi les solutions en fonction du contexte de marché. Justement, Geoffrey, est-ce que tu peux nous parler un peu de Cigogne, si tu veux bien ? Et puis de cette gestion alternative, comment vous la pratiquez et quel est votre savoir-faire ? Oui, Cigogne Management, c'est aujourd'hui 2,6 milliards d'encours de gestion à travers plusieurs solutions d'investissement et on va les dérouler rapidement ensemble. C'est un modèle propriétaire qui est né au début des années 90 au sein de la banque, des équipes de Crédit Mutuel CIC, qui ont développé un modèle de trading en gestion alternative et dont on a voulu faire profiter les clients du groupe et aujourd'hui aussi une clientèle beaucoup plus large à travers, comme je le disais, des solutions qui sont basées plutôt sur un ADN d'arbitrage crédit obligataire, tu le disais Romain, dans lequel on va essayer de profiter finalement des inefficiences de marché à travers six poches de gestion, l'arbitrage de taux à travers des ABS, des CLO, du fixed income, des obligations corporate, des obligations souveraines également, et puis une petite poche equity à travers de l'arbitrage de fusions et acquisitions. D'accord, très complet. Ça se traduit comment chez vous ? C'est des produits, c'est une gamme, c'est personnalisé ? Les savoir-faire que je viens d'identifier sont des briques pures, c'est-à-dire que nos investisseurs peuvent venir chercher un savoir-faire très spécifique, mais on a associé tout ça dans un fond phare qu'on appelle le fonds Stork, qui est notre fonds phare. C'est un fonds qui a 20 ans d'histoire, qui va piocher dans ces six single funds et qui va permettre d'offrir à nos clients une solution clé en main. Moi, j'aime bien parler de solution tout terrain dans laquelle on va pouvoir jouer sur des pondérations et aller chercher le potentiel dans celle qui va avoir finalement peut-être le plus d'opportunités dans un contexte de marché donné. Le fonds est accessible à tous les métiers du patrimoine, pas qu'à la banque. Les CGP... Éligible à tout type de clients, mais là, on est quand même sur un produit spécialisé, alternatif et réservé à une clientèle professionnelle au sens MiFID. Important de le préciser. Important de le préciser. Précis de l'avoir fait. Si je peux rajouter effectivement quelque chose. Fais comme chez toi. Notamment sur ça, parce que l'intérêt aussi de notre gestion alternative, c'est effectivement, comme le disait très bien Geoffrey, c'est évidemment la partie, les 60 traders qui sont sur le feu au sein de CIC Investment Banking, qui nous apportent les deals et qui apportent les deals à Cigogne. Ça, c'est un vrai savoir-faire qu'on trouve assez peu sur la place aujourd'hui. Et puis, le vrai plus, c'est qu'on est complètement décorrélé, notamment de la hausse des taux et notamment des taux longs. On est même négatif. Et c'est vrai qu'on a la chance, notamment en 2022, d'être sorti positivement, alors que c'était un bain de sang quand même sur le marché obligataire. Et le fonds est sorti très positivement sur cette année-là. On rappelle que les performances passées ne préjugent pas nécessairement de l'avenir, mais on vous fait confiance pour que ça dure. Ça, et donc le deuxième fonds. Il y a le Stork, évidemment, qui est accessible plutôt au Luxembourg et en compte titre. Et on a lancé effectivement un deuxième fonds qui s'appelle Credit Opportunities, qui lui, est UCITS, qui est référencé partout et qui lui, vise un SR plus 2,5 à 3 % avec une volatilité autour de 3, 3,5. Donc, on arrive aujourd'hui à obtenir les objectifs depuis maintenant trois ans et avec la volatilité qu'il y a. Et le contexte, c'est ce que j'allais dire. Exactement. Et le contexte. Justement, il nous reste 30 secondes, alors l'un ou l'autre, mais en trois mots, finalement, comment vous sentez ce contexte-là ? Pour vous, pour Cigogne, pour La Française, est-ce que ces incertitudes autour des taux qui montent, qui descendent, est-ce que c'est bien qu'ils montent ? Est-ce que c'est bien qu'ils descendent ? Pour vous, est-ce que c'est toujours un terrain de jeu propice à de la gestion intelligente ? C'est toujours un terrain qui est propice. La gestion alternative, ça se nourrit des périodes de volatilité. Aujourd'hui, on est en face d'incertitudes qui sont marquées. On a les midterms aux US qui arrivent. On a les élections françaises qui sont quand même très incertaines. Donc c'est un contexte de volatilité dont on va pouvoir profiter et essayer de se nourrir finalement de chaque opportunité qui va se présenter sur le marché. Donc le débat gestion passive, gestion active, c'est gestion alternative. Non, je ne dirais pas ça. C'est un complément, c'est de la diversification. On peut finir là-dessus. C'est un bon complément à la gestion traditionnelle. Moi, je crois vraiment dans un portefeuille témoin, avoir 5, 10 ou 15 % de gestion alternative. Tu le disais Romain, ça va amener de la diversification. Et c'est vraiment extrêmement utile dans un portefeuille. Merci Geoffrey, merci Romain. Bonne fin de salon. Merci à bientôt. À bientôt.