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Il aura donc fallu attendre tout à la fois que les effets néfastes de l’accélération de la trajectoire haussière des taux souverains sur l’économie réelle commencent à…
Par Mathieu CRON
La résilience extraordinaire des spreads de crédit aux turpitudes du réel a semble-t-il touché ses limites, sur l’ensemble des segments de marché.
Evolution des Spreads de Crédit EUR IG vs. HY

Sources : IHS Markit, Amplegest - données arrêtés au 15/10
Evolution des Spreads de Crédit USD IG vs. HY

Sources : Bloomberg, Amplegest - données arrêtés au 15/10
Ou comment la complexité d’une réalité qu’on a trop longtemps voulu ignorer au seul prétexte de l’hypercroissance et la voracité des têtes de gondole de l’écosystème de l’Intelligence artificielle a finalement refait surface ; et plus avant, les interrogations des investisseurs ont manifestement commencé à avoir raison de facteurs techniques dont nous avons régulièrement fait état de la puissance. Et comme tout mouvement de remontée de l’aversion au risque des investisseurs crédit, celui qui semble se dessiner depuis le début du mois d’octobre revêt deux aspects totalement complémentaires que reprennent les graphiques ci-dessous : une décompression des spreads entre catégories de notation et un accroissement de la dispersion des spreads au sein des catégories de notation les plus risquées.
Evolution des spreads BB et du Multiple BB/BBB (EUR)

Sources : IHS Markit, Amplegest - données arrêtés au 15/10
Evolution des spreads B et du Multiple B/BB (EUR)

Sources : IHS Markit, Amplegest - données arrêtés au 15/10
Evolution de la Dispersion du HY par Secteurs

Sources : IHS Markit, Amplegest - données arrêtés au 15/10
Et comme le montre le dernier graphique, fort logiquement, les secteurs les plus travaillés par le Private Equity et les plus sujets à des montages de LBO ont été les plus sensibles à cette remontée d’aversion des investisseurs… Au premier rang desquels, le secteur immobilier et celui des Télécoms, qui affiche (en ce qui le concerne) tout à la fois : i. un des niveaux les plus élevés du HY (européen) de structures LBO (qui plus est, construites sur des documentations de crédit largement permissives) ; ii. une intensité capitalistique potentiellement élevée (le potentiel étant ici à comprendre comme dépendant des différents modèles d’opérateurs qui participent de cette industrie) et iii. un pricing power relativement limité (qui plus est dans un contexte d’érosion progressive du pouvoir d’achat du consommateur moyen sous les assauts de l’inflation), iv. le tout potentiellement agrémenté de quelques éléments idiosyncrasiques regrettables. La cible est facile pour les « short sellers » de tout poil…
Ce constat posé, que penser de la suite ? Nous nous risquerons ici à avancer tout à la fois que la rationalité nous porte à croire que ce mouvement se poursuivra au cours des semaines à venir et que ceci n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour les investisseurs crédit. Pour étayer la première partie de cette assertion, nous pourrions souligner tout à la fois :
Quant à la seconde partie, sans doute plus polémique ou au moins osée, de cet énoncé, nous retiendrons ici pour l’étayer les éléments suivants :
C’est donc, vous le comprendrez pour nous, une période intensément intéressante qui s’ouvre. Une période pendant laquelle nous veillerons à avancer avec prudence mais conviction dans la voie qui est la nôtre depuis l’origine de la gamme OCTO, celle de la gestion obligataire Value.
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Le FF Nordic Fund de Fidelity International investit sur les marchés actions des quatre pays nordiques : Suède, Danemark, Norvège et Finlande. Au moins 70 % de ses actifs, et en général 75 %, sont placés en actions cotées dans ces pays, sans contrainte de taille de capitalisation. Le fonds cherche à faire croître le capital sur le long terme. Il a été créé en 2013 et gère environ 1 Md€.