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David Charlet revient sur le développement de l’ANACOFI, ses alliances et l’évolution des services aux membres.
David Charlet revient sur le développement de l’ANACOFI, ses alliances et l’évolution des services aux membres. Il aborde les prochaines étapes réglementaires européennes, la représentation des professionnels dans l’immobilier et les effets déjà perceptibles de l’intelligence artificielle sur l’organisation du travail.
Transcription automatique Vimeo, susceptible de contenir des erreurs.
Pour finir cette session 2026 de Patrimonia sur le stand de Zoom AV, je reçois David Charlet, président de l'Anacofi. David, merci de venir passer quelques minutes avec moi. Pour commencer, on va prendre un peu la température comme je l'ai fait avec tous mes invités. Comment tu as trouvé cette version 2026 ? Du monde. Plus de monde qu'on le pensait. Une surprise, c'est que depuis 2022, tout le monde a rejoint des associations. On a amené une équipe qui est plutôt une équipe conformité pour répondre aux questions des adhérents. Ce que l'on a, c'est essentiellement beaucoup de gens qui viennent nous voir dire : « Bonjour, je voudrais adhérer ». Il y a du monde. Et en plus, il y a une surprise plutôt sympa, c'est que plutôt que répondre à des questions de gens peut-être pas contents, on ne sait pas ce qu'on aurait imaginé, mais on pensait que ce serait vraiment un salon de réponses questions, c'est autre chose. Et c'est autre chose qui est quand même un marqueur puisque ça colle avec la croissance qu'on constate depuis le début de l'année du nombre de nos membres. Finalement, c'est cohérent. Ce métier n'est pas en crise. Le CGP aujourd'hui a enfin compris que la réglementation était un cadre dont il avait besoin. Il ne le subit plus, il vient, il est proactif pour bien s'armer. Oui, ou le créateur, ça veut dire qu'on a toujours des créations. Quand quelqu'un vient, les transferts d'association sont en pourcentage assez peu nombreux en réalité. Il y a beaucoup de créateurs, c'est ça que ça veut dire aussi. C'est un métier qui continue à attirer. C'est très dynamique. Justement, tu parlais un peu de l'environnement de l'Anacofi. Il y a eu des changements. Comment ça évolue ? Il y a eu l'absorption d'un grand partenaire pour renforcer finalement vos moyens et vos services. L'Anacofi, en l'espace de 18 mois, a fait beaucoup de choses. D'abord, elle a absorbé une autre association qui avait un agrément. On est passé de 8 400 entreprises membres fin 2025 à, là, juste avant le salon, 10 500 entreprises. Ce sont des chiffres improbables. On n'a jamais imaginé qu'on atteindrait des niveaux pareils. Il y a l'absorption d'une autre organisation avec l'acculturation de leurs membres à comment nous fonctionnons, l'intégration de leurs salariés, l'utilisation de ce qu'ils avaient comme bonnes pratiques ou comme outils chez eux qui sont aussi intéressants pour nous. Il y a tout ce chantier qui a été mené pendant l'été. Mais il ne faudrait pas oublier aussi qu'on a signé une alliance avec l'UNIS, qu'on a signé avec d'autres organisations. J'ai dit alliance, je n'ai pas dit juste un petit accord sur un comptoir. Dans l'univers de l'immobilier, on y va groupés aussi. Ce qui veut dire qu'on fait 40 % des intermédiaires bancaires, 40 % des intermédiaires d'assurance vie, 43 % des CIF. Et en plus, dans le monde immobilier, on était peut-être un peu moins présents parce que les CGP sont 20, 30 % à avoir une carte d'agent immo, ce qui, par rapport aux 120 000 porteurs de cartes dans la France, ce n'est pas beaucoup. On y va avec l'une de leurs principales organisations, en ayant nous-mêmes la nôtre qui est très active. C'est vraiment quelque chose qui a, en quelques mois, si on regarde bien, on a fait de gros changements, ce qui veut dire que l'équipe a bougé. Il a fallu réorganiser. De nouveaux moyens humains, de nouveaux moyens locaux. Il a fallu changer de siège social. Siège social tout nouveau, part d'une copie blanche. On pense un siège social pour ce que l'on veut et on crée ce qu'on voulait depuis 10 ans. C'est la maison des membres. Mais c'est aussi un outil très pratique pour l'équipe, toute l'équipe, élus comme salariés, tout comme pour élus et bénévoles. Et on s'est fait l'outil dont on rêvait. Ce qui permet comme ça d'avoir finalement plus de gens au service des CGP que je suis, comme moi. On parle un peu quand même de l'environnement, de ce qui se passe sur le réglementaire. Les textes avancent bien, on s'approche d'une harmonisation un peu européenne, enfin ? L'harmonisation européenne, on l'avait quand même déjà en partie avec les textes entrés en vigueur autour des années 2018. Là, on va peut-être en avoir une couche complémentaire. Bien sûr, c'est la Retail Investment Strategy d'abord, mais pas que, il y en aura d'autres, mais qui va donner le top départ parce que ce sera notre texte socle qu'on devrait avoir l'année prochaine, 27. On nous annonce le premier texte technique pour décembre, entre décembre et mars, décembre 26, mars 27. Donc après, on aura ça. Ça, évidemment, c'est le grand enjeu parce qu'on peut se dire que pendant les 15 années qui vont suivre, tous les textes qu'on aura seront greffés à la RIS. Donc ça va donner le la, tout comme MIF 2 et DDA avaient donné le la en 2018. On y est presque. Bien sûr, c'est un vrai sujet de travail, de relais des messages qu'on a apportés, de traduction de ce qu'on en comprend déjà vers les professionnels. Là, on a un grand enjeu. N'oublions pas la France. En France, on a des volontés politiques de réparer les bêtises, j'allais dire un autre mot, qui ont été faites en matière de textes sur l'immobilier. On a une volonté d'aller sur des textes qui toucheront le patrimoine. Nul doute que ça touchera et sur les sujets de patrimoine pour le client, mais aussi sur nos règles du jeu métier, par exemple. Justement, sur l'immobilier, un petit mot rapide. Ça a été un vrai sujet parce que là, le jouet a été complètement cassé sur les dernières années. Je ne vais pas rentrer dans le savoir pourquoi, ce n'est plus la question. Vous avez joué un rôle assez actif avec l'Anacofi Immo là-dessus. Je crois que l'Anacofi Immo, je pense qu'on l'a beaucoup vu à la manœuvre. On a beaucoup vu les décideurs avec nous. Une chose, c'est que quand vous appartenez vraiment aux organisations et aux groupes de travail autour de l'immobilier, c'est un vrai travail dans lequel il y a un écosystème dans lequel tout le monde se met autour de la table. Donc, si vous avez envie de bosser et que vous en faites partie, ça marche plutôt pas mal. L'Anacofi Immo, elle est allée tenir sa place, probablement d'ailleurs au-delà de la place qu'on pouvait revendiquer, soyons très honnêtes. On est la seule des organisations de la gestion de patrimoine à avoir une place au CNTGI, le Conseil national de transaction de la gestion immobilière. Ceci dit, soyons conscients de notre taille par rapport à des Unis, SNPI, FNAIM. Mais par contre, on représente quelque chose de particulier. On représente du coup, y compris au CNTGI, les professionnels qui font de l'immobilier pour des raisons patrimoniales ou d'entreprise. Les deux mêmes choses. Et là, du coup, on a apporté des éclairages qui n'étaient pas dans ce que les autres avaient l'habitude d'apporter. Et puis notre alliance ensuite avec l'UNIS a permis de pouvoir porter très fort. Je veux dire qu'eux, c'est autour de 8 ou 9 000 entreprises vraiment de l'immobilier. Donc, avec cette puissance de réflexion, on a pu aller assez loin dans ce qu'on a réussi à faire passer. Oui, c'est vrai que Jeandrin est en partie, ça, c'est une rue de bataille, mais le peu qui a été obtenu autour de Jeandrin, il y a des mots de l'Anacofi dans les textes. On n'a pas passé tout ce qu'on voulait, on n'a pas obtenu tout ce qu'on voulait. Mais enfin, honnêtement- Déjà une belle étape d'un retour. Par rapport à ce que pesaient les CGP dans l'univers de l'immobilier et que c'était le neuf, bien sûr, tout ce qui était neuf, on était puissant, ce n'est pas mal. Très bien. On va finir là-dessus. Le mot, finalement, de ce Patrimonia n'est pas qu'intelligence artificielle ou si, finalement ? Parce qu'on en a parlé beaucoup. Il est pour tout le monde, intelligence artificielle. Vous avez de l'intelligence artificielle maintenant absolument partout. Donc, le fait de savoir comment on va s'en servir dans nos métiers, ça fait des années qu'on essaye de m'expliquer en dehors de notre monde que le CGP, c'est un vieux monsieur avec une plume et qui écrit sur du velin. Ça fait 25 ans que les CGP sont en avance sur tout ce qui s'est fait dans l'écosystème autour. Quand on a parlé de tech, je vous rappelle qu'il y a 10 ans, les journalistes me demandaient : « Comment vous voyez ? Qu'est-ce qui va se passer ? Les robots vont vous bouffer. » Et moi, je dis : « Non, la seule chose qui se passera, c'est que le président de l'Anacofi après moi aura peut-être comme membre des entreprises toujours avec un patron et un robot. » Voilà. L'IA après. On y est là. On y est, mais voilà. Donc, il y a un vrai sujet. Ce robot, cette IA, comment on l'intègre juridiquement ? Comment on apprend à s'en servir ? Ça, c'est vrai, mais il n'y a pas de scoop. L'IA, c'est votre IT, c'est votre digital d'avant. C'est le digital d'il y a 15 ans. C'est la progression. Par contre, là où ça peut faire mal, ce n'est pas forcément sur les entreprises ni notre part de marché, c'est sur les salariés dans les entreprises. Un certain nombre deviendront non utiles. Et juste pour bien comprendre, sur l'Anacofi, on l'a vu. Nous, on a déjà quelques salariés qu'on n'a pas réembauchés quand ils sont partis. Sincèrement, le boulot est fait aujourd'hui. Et quand vous regardez pourquoi, parce qu'il y a un début de dose d'IA qui commence à permettre de pouvoir se passer de certains postes. Et pourtant, on n'est pas une fédération pro, ce n'est pas une entreprise géante. David, merci pour ce temps. Merci d'avoir partagé ce qui se passe à l'Anacofi. Bonne fin de salon. À l'année prochaine. À l'année prochaine