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Face à la concurrence des ETF et à la pression sur les frais, les sociétés de gestion misent sur l’intelligence artificielle pour améliorer leur efficacité. Selon le Boston Consulting Group, elle pourrait réduire leurs coûts de 25 % à 35 % dans les trois à cinq prochaines années.
Comment cette réduction des coûts se matérialise ? L’IA accélère la recherche, la synthèse documentaire et l’analyse de données, tout en automatisant certaines tâches de conformité ou de relation client.
Son utilisation dans les décisions d’investissement reste toutefois marginale : selon Mercer, 55 % des gérants l’ont intégrée dans au moins une fonction, mais seulement 5 % pour décider des placements.
En réalité, plusieurs obstacles freinent son déploiement : fiabilité des résultats, confidentialité, coût des données et recrutement d’équipes spécialisées. Les sociétés demeurent responsables de leurs décisions, même lorsqu’elles s’appuient sur ces outils. L’automatisation des tâches confiées aux juniors soulève aussi la question de la formation des futurs analystes.
Surtout, les gains de productivité ne garantissent pas une meilleure performance financière. Seuls 8 % des gérants interrogés par Mercer constatent une amélioration mesurable.
Une étude d’Oxford relève des rendements supérieurs chez les hedge funds utilisateurs, mais aucun bénéfice pour les fonds non spéculatifs. L’apport de l’IA dépend donc aussi de la capacité des équipes à l’intégrer à leur gestion.
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