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La résistance des indices européens masque une dégradation plus large de la cote. En effet, si le STOXX 600 conserve une hausse annuelle de 7 %, dix-sept de ses vingt secteurs reculent depuis fin août, dans le sillage de l’envolée des rendements obligataires mondiaux.
Plus précisément, la construction et l’immobilier figurent parmi les principales victimes, avec des pertes proches de dix points de pourcentage. Leur endettement élevé renchérit leur financement. L’immobilier subit aussi la concurrence des obligations souveraines : l’écart de rendement entre les actifs immobiliers de qualité et la dette française à dix ans s’est fortement réduit.
De leur côté, les télécoms, en baisse de 6 %, perdent également de leur attrait lorsque leurs dividendes offrent une rémunération comparable à celle des emprunts d’État. Les banques européennes ont, quant à elles, cédé 7 %, malgré les bénéfices qu’elles peuvent habituellement tirer de taux élevés. Les tensions françaises ravivent surtout les inquiétudes concernant une fragmentation de la zone euro.
À terme, le renchérissement du crédit pourrait aussi peser sur la consommation et l’investissement, affectant même les entreprises peu endettées.
A noter que deux secteurs résistent toutefois : l’énergie, soutenue par les prix du pétrole et les marges de raffinage, et la technologie, portée par les investissements massifs dans l’intelligence artificielle. Tous deux progressent d’environ 5 % depuis le début des turbulences obligataires.
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