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Les investissements massifs dans l’intelligence artificielle suscitent des doutes croissants sur leur rentabilité. Depuis leurs sommets de mi-octobre, les « Sept Magnifiques » ont perdu plus de 1.550 milliards de dollars de capitalisation cumulée. Le fonds de pension Calpers a réduit son exposition à ces groupes pour diversifier davantage son portefeuille.
Selon Gartner, les revenus attendus de l’IA pourraient rester insuffisants jusqu’en 2030 pour rentabiliser l’ensemble des infrastructures prévues. Les grands acteurs recourent donc davantage à l’endettement. Goldman Sachs estime que les levées de dette du secteur pourraient atteindre 750 milliards de dollars cette année, puis 1.200 milliards fin 2027.
Une partie de ces financements passe par des structures spécifiques, ce qui rend l’exposition globale moins visible dans les bilans. Les tensions touchent particulièrement les « néoclouds », fournisseurs de puissance de calcul dont certains cumulent une dette élevée et des revenus encore limités.
Pendant ce temps, Nvidia continue de soutenir l’écosystème par ses investissements et ses garanties financières, tout en reconnaissant l’ampleur des besoins de capitaux.
Pour rassurer les marchés, les entreprises devront donc démontrer des gains concrets chez leurs clients. L’économiste d’Apollo, Torsten Slok, estime que ces bénéfices restent difficiles à observer hors de la technologie. L’introduction en Bourse d’Anthropic constituera un test de l’appétit des investisseurs.
Lancé en 2018 par La Financière de l'Echiquier, Echiquier Artificial Intelligence investit dans les grandes valeurs internationales qui développent l'intelligence artificielle ou en bénéficient : semi-conducteurs, logiciels de données, cybersécurité. Un moteur de croissance thématique, volatil, à doser en complément d'une allocation diversifiée.