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Selon BofA Global Research, la progression des dépenses d’investissement liées à l’intelligence artificielle représente 1,2 % du PIB depuis début 2020. À stade comparable, elle dépasse les cycles pétroliers des années 1970 et du schiste des années 2010. Seul le boom technologique des années 1990 reste devant, autour de 1,5 %.
Conséquence, l’effet sur l’économie américaine devient significatif. Une étude de la Réserve fédérale évalue la contribution des installations et équipements des centres de données à 0,20 point de croissance en 2025, puis 0,40 point en 2026. Ces infrastructures représentent désormais près de 46 % des dépenses de construction de bureaux privés, contre moins de 5 % dix ans auparavant.
BofA prévoit par ailleurs que les dépenses mondiales en centres de données atteindront 1.000 milliards de dollars cette année et 2.100 milliards en 2028. De son côté, Goldman Sachs situe autour de 800 milliards les investissements attendus des cinq grands fournisseurs d’infrastructures numériques en 2026, une estimation fortement relevée depuis décembre dernier.
Morgan Stanley anticipe néanmoins un ralentissement progressif de leur croissance jusqu’en 2028. La banque estime que cette décélération resterait compatible avec une hausse des revenus et des bénéfices. Elle rappelle aussi que les marchés ont régulièrement sous-estimé la vigueur de ce cycle d’investissement ces dernières années.
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