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Selon une étude de Louve Invest, deux tiers des SCPI affichaient, après les évaluations de mi-année, un prix de part inférieur à leur valeur de reconstitution. Cette dernière correspond au coût nécessaire pour reconstituer leur patrimoine, frais d’acquisition compris.
Les sociétés de gestion fixent le prix de souscription dans une fourchette de plus ou moins 10 % autour de cette valeur. Une décote peut constituer un argument commercial, mais aussi une marge permettant d’absorber une baisse des valorisations immobilières avant de devoir ajuster le prix des parts.
Cette protection s’est toutefois réduite : la décote moyenne atteignait 1,29 % en juin, contre près de 4 % en 2018. Les SCPI diversifiées présentent les écarts les plus importants, avec une décote moyenne de 3,09 %. Les véhicules principalement investis en bureaux restent, eux, légèrement surcotés malgré plusieurs baisses de prix.
L’étude souligne également le recul des patrimoines : sur une base 100 en 2018, la valeur moyenne de reconstitution s’établit désormais à 91,91. La dépréciation ralentit, mais des taux longs durablement élevés pourraient provoquer de nouvelles corrections.
Pour Louve Invest, la diversification et les acquisitions réalisées à des prix plus bas peuvent limiter ces risques. Une décote constitue néanmoins une marge de sécurité relative, dont l’efficacité dépend de l’ampleur des baisses futures.
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