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Le récent mouvement de hausse des rendements sur les emprunts d’Etats a plus particulièrement affecté la dette française et, par ricochet, les actions domestiques, en…
Par Olivier DAVID, Gérant du fonds VEGA Europe Autonomie
Les publications de résultats du 2ème trimestre ont porté les indices actions européens vers de nouveaux sommets en août et, par la même occasion, parachevé la phase de rebond des marchés qui aura duré 4 mois et demi à partir des points bas post-éclatement du conflit au Moyen-Orient.
Depuis, les pressions inflationnistes inhérentes à la crise énergétique combinées à une dynamique d’activité en amélioration ont accéléré la hausse des rendements obligataires souverains, devenue le principal point de focalisation des investisseurs.
Cette évolution s’est révélée plus particulièrement défavorable à la France, l’une des rares économies avancées où l’activité freinerait significativement en 2026(1). Les incertitudes sur sa capacité à résorber son déficit public à l’aube d’échéances politiques à l’issue incertaine ont propulsé le rendement de l’OAT vers le seuil de 5% et creusé l’écart avec celui du Bund à 140 points de base. De quoi peser un peu plus sur la performance des actions domestiques, qui cumule désormais un retard de plus de 25 points sur celle des autres valeurs européennes(2) depuis la dissolution de juin 2024.
Bien que l’allocation géographique ne soit pas au cœur de nos décisions d’investissement, le poids des valeurs françaises à l’actif du fonds (29% à fin septembre) poursuit une baisse tendancielle depuis son repositionnement en juillet 2025. L’anticipation d’une attaque sur la dette française, déjà observée à la même époque au cours des deux précédents exercices, nous a incités à accélérer le mouvement dès le mois d’août en cédant ou en allégeant des valeurs plus particulièrement susceptibles d’être pénalisées par la situation comme Crédit Agricole, Bouygues, Vinci ou encore Engie, avant de poursuivre dans cette direction en septembre avec Spie, Scor et Saint-Gobain.
Entre temps, les marchés ont été prompts à sanctionner les sociétés ciblées par les mesures budgétaires dévoilées par le gouvernement telle que la multiplication par près de trois de la taxe sur les infrastructures de transport de longue distance.
Les liquidités libérées nous ont notamment permis d’initier une position en Air Liquide, à l’activité plus internationalisée, avant l’annonce de son nouveau plan stratégique.
Dans les prochaines semaines, les publications de résultats au titre du 3ème trimestre pourraient regagner l’attention des investisseurs alors que les bénéfices par actions des grandes sociétés européennes sont attendus en hausse de près de 20% sur un an glissant.
Pour autant, la séquence politique sera prolongée cette fois-ci par les élections présidentielles en France et d’autres scrutins décisifs en Espagne, en Italie ou en Pologne.
(1) Perspectives économiques de l'OCDE, Rapport intermédiaire de septembre 2026
(2) Ecart entre la performance du CAC 40 net TR et celle de l’indice Stoxx Europe 600 ex. France net TR du 10/06/24 au 30/09/26.
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