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Pictet AM : nous fonçons droit dans un mur.
Nous fonçons droit dans un mur. Et personne ne semble s’en préoccuper.
Par Christopher Dembik, Senior Investment Adviser
Les stockages de gaz de l’UE sont anormalement bas pour un mois de septembre. Ils ne sont remplis qu’à 66,9 %*, la situation étant la plus préoccupante en Allemagne. Comment l’expliquer et pourquoi ça risque de ne pas s’arranger de sitôt ?
L’EU Methane Emissions Regulation impose progressivement aux fournisseurs de gaz importé en Europe des exigences plus strictes en matière de mesure, de déclaration et de réduction des émissions de méthane. Pour certains fournisseurs, le coût et la complexité de cette mise en conformité pourraient rendre le marché européen moins attractif et les inciter à privilégier d’autres débouchés.
Depuis mars, la guerre en Iran a provoqué la disparition de plus de 50 milliards de m³ équivalent gaz de GNL qatari et émirati du marché mondial. La hausse de la production nord-américaine n'a compensé qu'environ deux tiers de ce déficit.
Tout cela va renforcer la dépendance européenne au GNL américain, dont le prix est davantage soumis à la concurrence internationale, et pourrait conduire à des prix structurellement élevés cet hiver.
Tout n’est toutefois pas négatif. Cela va accélérer les investissements dans la transition énergétique.
*en date du 7 septembre.
Le marché monétaire ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Il y a une dizaine de jours, il anticipait un statu quo de la Fed en septembre, suivi par l’amorce d’un cycle d’assouplissement. Entre-temps, les chiffres de l’emploi américain ont confirmé la bonne tenue du marché du travail. Résultat, le marché penche plutôt pour une hausse des taux de 25 points de base cette semaine, puis deux hausses supplémentaires en octobre et en décembre. C’est certainement exagéré. Ce qui est certain à ce stade, c’est que la Fed version Kevin Warsh aime entretenir un grand flou artistique à propos de l’évolution à court terme de la politique monétaire américaine.
RIP les Air Jordan de notre enfance. Après une chute du cours de son action de 80 % par rapport à son point haut, Nike va quitter le S&P 500 à la fin du mois, mettant un terme à un parcours de 18 ans au sein de l’indice, qui a été très chahuté ces dernières années. Deux facteurs expliquent les difficultés de Nike :
Au-delà du cas spécifique de Nike, cela illustre les difficultés croissantes des marques de sportswear, et même du luxe, à conserver leurs parts de marché en Chine, où les consommateurs privilégient de plus en plus les marques locales.