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En mai, l’IA a prolongé l’élan des actions mondiales, surtout aux États-Unis et en Asie, tandis que l’Europe restait à la traîne.
Le rétablissement des marchés financiers depuis leur point bas de fin mars s’est poursuivi en mai dans un contexte marqué par le maintien du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, sans pour autant que les négociations visant à mettre un terme au conflit n’aient abouti, et par un engouement des investisseurs pour la thématique de l’IA qui ne cesse de grandir.
Les indices de grandes capitalisations aux États-Unis et de certains marchés asiatiques (Japon, Corée du Sud, Taïwan) ont achevé le mois sur des niveaux records alors que l’essor de l’IA agentique élargit l’écosystème des sociétés à même de bénéficier des centaines de milliards de dollars investis par les géants du numérique dans le développement de centres de données. Dans cette optique, les fabricants de mémoire et de puces CPU font partie des valeurs très plébiscitées.
Moins dynamique, le rebond des marchés d’actions européens s’est tout de même poursuivi à la faveur notamment d’un repli notable des cours du pétrole en dépit de la poursuite du blocage du détroit d’Ormuz. Toutefois, les principaux indices européens évoluent toujours en deçà de leur niveau d’avant conflit malgré une progression plus élevée que prévu des bénéfices des sociétés au 1er trimestre (BPA +12 % sur un an).
Enfin, les marchés de taux en euros ont surperformé ceux en dollars sous l’effet d’une évolution dissociée en mai entre les rendements du Bund (-10 bp) et du T-Bond (+6 bp) alors que les perspectives de croissance sont davantage remises en cause de ce côté-ci de l’Atlantique.