Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
La croissance américaine reste solide malgré les tensions géopolitiques, mais l’inflation liée au pétrole complique l’équation de la Fed.
Alors que la situation au Moyen Orient reste incertaine on peut déjà constater les effets de ce conflit sur l’inflation et, dans une moindre mesure, sur la croissance mondiale. Les Banques Centrales se trouvent à la croisée des chemins, partagées entre leur volonté de contrer la hausse des prix tout en préservant l’activité économique.
Par Emmanuel Auboyneau, Gérant de portefeuilles - Associé
Aux Etats-Unis la croissance résiste malgré les effets de la guerre en Iran. La consommation est difficile à analyser entre hausse en volume et hausse en valeur. Mais on ne voit pas à ce jour de chute de la consommation en dépit d’un moral des ménages en repli. L’industrie américaine est dynamique, aidée par les secteurs technologique et militaire. La révolution de l’Intelligence Artificielle qui bat son plein contribue activement à l’activité américaine. Le marché du travail qui donnait de réels signes de faiblesse ces derniers mois semble s’améliorer légèrement malgré le contexte incertain. Enfin, l’investissement se porte bien, essentiellement grâce à la production de biens dans le domaine technologique. L’état des lieux de l’économie américaine est donc rassurant même si le moral des ménages est en baisse depuis plusieurs mois.
Les ménages américains craignent notamment une augmentation substantielle des prix, dans le sillage du prix du baril. L’inflation américaine est le principal risque aux yeux des économistes. La hausse du pétrole et l’effet des droits de douane passés contribuent à la hausse générale des prix. Le taux d’inflation pourrait prochainement avoisiner les 4% en tendance annuelle. Une baisse de l’or noir en cas d’accord durable au Moyen-Orient est certaine et devrait éviter une dérive trop forte de l’inflation américaine. L’arrivée de Kevin Warsh à la tête de la réserve Fédérale sera scrutée et ses premières prises de position analysées. Il est probable qu’il adopte un ton plus prudent et laisse la porte ouverte à une remontée des taux.
L’Asie reste également résiliente de manière assez étonnante compte tenu du contexte. La croissance surprend positivement en Chine ou au Japon et l’inflation est très mesurée à ce stade malgré la forte dépendance au pétrole. En Chine les indice PMI restent modérés, autour de 50%, et le moral des ménages est toujours faible malgré une stabilisation récente. Le gouvernement et la Banque Centrale gardent des marges de manœuvre en cas de détérioration de l’activité.
Une fois de plus, c’est l’Europe qui souffre le plus du contexte international. L’Allemagne est à l’arrêt malgré les espoirs de rebond récents. Les plans de relance qui devaient doper l’activité semblent au point mort et certains secteurs, comme l’automobile, sont durablement atteints. D’autre part, le chômage est récemment reparti à la hausse. La faiblesse de l’Allemagne est un sujet de préoccupation important pour tout le continent. En France, ce sont la situation budgétaire et les déficits qui inquiètent, alors que va commencer une longue campagne électorale qui va nous mener à l’élection très risquée de 2027. L’Italie et l’Espagne continuent d’afficher une situation plus encourageante. La Banque Centrale Européenne pourrait remonter ses taux en juin pour contrer les pressions inflationnistes. Elle prendrait le risque d’agir à contretemps et de pénaliser encore davantage la croissance européenne.
Les marchés actions mondiaux se sont bien repris depuis deux mois après la chute consécutive à la guerre en Iran. Les résultats des sociétés sont globalement bons, surtout aux États-Unis où les prévisions sont à + 25 % environ. Ces résultats sont surtout concentrés sur le secteur technologique, mais ils justifient quoi qu’il en soit le rebond des marchés. En Europe, les hausses de résultats sont moindres mais le prix du marché est également moins élevé. Un accord confirmé en Iran profiterait sans nul doute aux marchés européens. Nous restons investis en respectant une diversification géographique et sectorielle.
Les avis, opinions et perspectives exprimées dans ce document sont celles d’Amplegest, peuvent varier à tout moment et ne constituent pas un engagement de la part d’Amplegest. Elles sont à caractère purement informatif et ne constituent pas une offre, une recommandation ou un conseil en investissement.
L’investissement sur les marchés présente un risque de perte en capital. Avant tout investissement sur les marchés financiers, il convient de vous rapprocher de votre conseiller financier habituel.