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Au cours du premier semestre 2026, une divergence frappante s’est dessinée : les marchés actions et obligataires semblent évoluer au rythme de musiques très différentes.
Les marchés obligataires intègrent actuellement le risque que la hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation, ainsi que des inquiétudes budgétaires. Il y a six mois, nous avions noté que, l’inflation restant tenace, les baisses de taux d’intérêt étaient loin d’être inévitables. À présent, le conflit en Iran a repoussé le calendrier de ces baisses et a peut-être accru les probabilités de hausses.
Les investisseurs en actions, en revanche, ont largement fait abstraction des difficultés macroéconomiques, se concentrant plutôt sur la demande en forte hausse pour l’IA. L’enthousiasme reste intact – mais les marchés actions peuvent-ils continuer à être soutenus par la seule tendance liée à l’IA ? Une vague d’introductions en bourse spectaculaires d’entreprises spécialisées dans l’IA, prévue dans les mois à venir, permettra dans une certaine mesure de tester la vigueur de l’appétit des investisseurs.
Dans cette édition semestrielle de Perspectives d’investissement, nous explorons ce que signifie pour les investisseurs ce dilemme – entre euphorie et réalité – au sein des différentes classes d’actifs. Sur les marchés complexes d’aujourd’hui, nos directeurs des équipes de gestion Obligations, Marchés privés et Actions, Multi-asset et Durabilité soulignent l’importance de la sélectivité et d’une vision à long terme : des qualités qui, selon eux, peuvent aider les investisseurs à découvrir des opportunités négligées et à construire des portefeuilles résilients dans un contexte incertain.