L’objectif de gestion du Fonds vise à obtenir sur la période d’investissement recommandée de 5 ans, une performance nette de frais de gestion supérieure à celle de l’indice MSCI World Health Care Net Daily Total Return (dividendes réinvestis selon la méthodologie de MSCI, cf. ci-dessous) converti en euro pour les parts A et S, et en dollar pour la part B, en sélectionnant discrétionnairement des valeurs dans l’univers de la santé, selon la classification Global Industry Identification Standard (GICS) de niveau 1. C’est une gestion active par rapport à son indice de référence, intégrant des critères extra-financiers (ESG).
Les valeurs de la Santé ont prolongé en août, un rallye initié fin avril. Dans un environnement toujours instable géopolitiquement, les investisseurs ont continué à apprécier ce secteur dont les résultats du deuxième trimestre ont été solides. Ainsi, plus de 95% des sociétés aux États-Unis dans ce segment de la cote ont battu les attentes sur les bénéfices par action.
Néanmoins, des valeurs aux multiples de valorisation élevés ont été pénalisées par la forte hausse des taux longs et la perspective d’un resserrement monétaire collectif en septembre de la part des principales banques centrales. Ce phénomène ne remet pas en cause, selon nous, les fondamentaux positifs du secteur de la santé. Beaucoup de sociétés ont un bilan peu endetté et sont donc moins vulnérables à un renchérissement du crédit.
Dans ce contexte, Merck & Co a été notre meilleur contributeur. En partenariat avec Moderna, l’entreprise a annoncé le succès d’un essai clinique de phase 3 portant sur une combinaison thérapeutique contre le mélanome. C’est la première fois qu’un traitement aurait une amélioration significative par rapport au traitement de référence actuel qui est le Keytruda, commercialisé par l'américain.
Les autres contributions positives ont concerné des valeurs ayant annoncé des résultats financiers au-dessus des attentes, avec un relèvement de la guidance annuelle, telles qu’Amgen, Gilead Sciences, Thermo Fisher Scientific, Vertex Pharmaceuticals et ArgenX. À l’inverse, Astrazeneca a subi des dégagements à la suite de l’éventualité d’une fusion avec Bristol Myers Squibb. Cette possibilité a initialement effrayé les marchés puis a été démentie.
Au niveau des mouvements, nous avons sortie Zoetis, dont les résultats ont déçu et pris partiellement des profits sur Roche Holding et sur Merck & Co pour arbitrer sur Moderna, Transgene et Abbott Laboratories.