CLARESCO FONCIER VALOR vise à surperformer sur la durée recommandée de cinq ans son Indicateur de Référence (indice EPRA EUROZONE CAPPED NR, calculé dividendes nets réinvestis sur cours de clôture, représentatif des société foncières cotées de la zone Euro) dans le cadre d’une stratégie d'investissement consistant à sélectionner des actions de sociétés foncières dont le gérant estime que la situation et les perspectives offrent un potentiel d'appréciation durable. Le portefeuille de CLARESCO FONCIER VALOR est investi en permanence à plus de 75% en actions de sociétés ayant un statut de foncières cotées sur des marchés réglementés ou organisés et dont le siège est situé dans un pays de la zone Euro.
Le marché: Le Fonds: Nos Perspectives: Le mémorandum de paix américano-iranien signé en juin a apaisé les craintes énergétiques: le pétrole est revenu quasiment à ses niveaux d'avant-guerre et le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz se normalise. Le fort repli des matières premières (pétrole, cuivre, or, argent…) a fait nettement reculer les anticipations d'inflation américaines, visible dans la chute des breakeven, mais les taux réels restent élevés (plus de 2,2% sur le 10 ans US vs 1,7% début mars), signe que les conditions financières demeurent restrictives malgré la désinflation en cours. Le crédit, resté serein, confirme que l'économie américaine tient.
Les taux réels élevés traduisent donc la prudence de la Fed plutôt qu'une crise imminente, et la désinflation reste compatible avec un atterrissage en douceur. Le choc inflationniste lié aux tensions au Moyen- Orient s'est dissipé, mais les banques centrales demeurent trop restrictives à court terme, au détriment de l'économie réelle. Le principal risque à surveiller est que ces taux réels élevés finissent par peser sur le crédit dans les 6 à 12 prochains mois — un scénario que le marché ne semble pas encore intégrer.
La trajectoire des taux réels sera désormais déterminante: une détente vers 1,5% validerait le scénario favorable, tandis qu'un rebond vers 3% ou plus signalerait un risque accru de récession. Dans un contexte de taux stables mais élevés, d'apaisement des tensions énergétiques et d'amélioration de la confiance sur les marchés de capitaux, les foncières cotées européennes ont terminé le mois sur une quasi-stabilité (indice de réf: +0,43%). Les performances ont toutefois été très différenciées selon les sous-secteurs: Le self-stockage (+4,1%) et les promoteurs (+2,4%) signent les meilleures performances du mois.
Shurgard a bénéficié d'un regain d'intérêt des investisseurs à la suite de l'offre de son actionnaire de référence Public Storage sur Public Storage Canada, tandis que les promoteurs ont profité de la baisse des matières premières, qui allège mécaniquement leurs coûts de construction. À l'inverse, les bureaux (-2,6%) et le commerce (-2,1%) enregistrent les reculs les plus marqués (données Bloomberg) Les bureaux pâtissent des craintes de ralentissement économique et du développement de l'IA, qui pèse structurellement sur la demande d'espaces de travail.
Le commerce souffre quant à lui du repli des anticipations d'inflation: les foncières de commerce bénéficiant de loyers indexés sur l'inflation, la désinflation en cours érode mécaniquement la visibilité sur leurs revenus futurs. Le fonds affiche une légère sous-performance sur le mois, pénalisé par sa surexposition aux valeurs de commerce. Les marchés restent suspendus aux intentions de la Fed et de la BCE.
Face à des taux réels élevés, l'orientation de la politique monétaire devient un point central. Pour autant, les directions des foncières cotées s'affranchissent de cet environnement de taux pour créer de la valeur, en se concentrant sur l'allocation du capital: L'offre de Prologis sur SEGRO en est l'illustration la plus frappante: 12,6 milliards de livres sterling, soit une prime de 25% sur le cours de bourse mais une décote de seulement 1% par rapport à l'ANR.
Rejetée par le conseil d'administration de SEGRO qui la juge très en deçà de la valeur intrinsèque du groupe, cette approche confirme notre conviction que les valorisations des foncières cotées demeurent attractives — suffisamment pour attirer les convoitises des acteurs les mieux capitalisés du secteur. Cette opération illustre un choix de plus en plus tranché auquel font face les équipes de direction: devenir consolidateurs ou devenir cibles. Attendre une visibilité macroéconomique parfaite risquerait de laisser passer l'opportunité.
Dans un contexte de valorisations fortement décotées, le mouvement de consolidation ne peut que s'intensifier.