Créé en août 2019, ce fonds s’inscrit dans la continuité de notre fonds Gay-Lussac Microcaps.
Gay-Lussac Microcaps Europe investi dans des entreprises de qualité, majoritairement familiales soutenant ainsi la croissance des PME et ETI européennes. Les positions sont réparties entre les pays nordiques et la zone euro.
Son objectif : délivrer, sur un horizon d’au moins 5 ans, une performance annualisée supérieure à 7 % avec une volatilité maîtrisée.
Enfin, le fonds intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans son processus d’investissement.
Contrairement aux large caps, le mois s’achève en contraction pour l’univers micro-caps. Notre processus, axé sur une faible volatilité et un faible bêta, a permis de contenir ce mouvement, avec un fonds en recul de -1,8% contre -3,3% pour l’indice. Du côté des achats, nous avons initié une position en Doosan Skoda Power et renforcé Nordrest ainsi que Sentia.
Doosan Skoda Power, société tchèque spécialisée dans les turbines à vapeur pour centrales électriques, fournit un composant critique aux centrales nucléaires, dans un contexte de souveraineté énergétique accrue en Europe. Nous estimons que le marché sous-estime encore son pipeline et ses relais de croissance, malgré les indications très positives du dernier CMD. Nous avons aussi renforcé Nordrest après le placement de son fondateur, à une valorisation redevenue attractive.
Nous anticipons une nouvelle année solide, portée par le catering et les MRE, dans la continuité du premier trimestre. Sa solidité financière devrait soutenir son expansion sur un marché fragmenté, tandis qu’Outmeals et Orifo délivrent des résultats encourageants et renforcent les fondamentaux MRE. Enfin, nous avons renforcé Sentia, dont les prises de commandes se sont accélérées au T2, avec près de 2 Mds NOK de contrats data centers en juin.
Cette dynamique, soutenue par la rénovation et la maintenance, sécurise la croissance 2026 et pourrait conduire à des relèvements d’attentes. Les data centers améliorent le mix et la trajectoire de marges, alors que le titre conserve une forte décote. Du côté des allégements, nous avons pris quelques profits sur Kri-Kri Milk.
La forte hausse du titre, portée par l’exécution du management et une dynamique commerciale supérieure à nos attentes, a conduit la valeur au-delà de notre poids cible. Nous revenons donc en ligne avec notre budget de risque. Nous avons également réduit EVS, compte tenu d’un risque de dégradation du momentum à court terme.
Les craintes liées à l’IA, excessives selon nous, ont pesé sur les valeurs technologiques en début d’année puis le conflit au Moyen-Orient a aussi perturbé l’activité régionale, notamment auprès d’Al Jazeera, qui a suspendu certains projets. La communication habituellement très prudente du management, avec l’annonce d’un objectif de résultat opérationnel conservateur, n’a pas rassuré le marché. Même si la dynamique commerciale devrait s’améliorer au second semestre, grâce à l’effet vitrine de la Coupe du monde aux États-Unis, nous n’anticipons pas d’amélioration notable pour le Q2 ni de catalyseurs dans la perception à court terme et préférons réduire temporairement notre exposition.
Enfin, Precia a été allégée pour revenir en ligne avec notre budget de risque.