Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.

Montefiore élargit son offre aux investisseurs privés. À Patrimonia 2026, Joséphine Loréal explique comment la société transpose son expérience auprès des institutionnels et illustre son rôle opérationnel avec le parcours d’Asmodee.
Montefiore élargit son offre aux investisseurs privés. À Patrimonia 2026, Joséphine Loréal explique comment la société transpose son expérience auprès des institutionnels et illustre son rôle opérationnel avec le parcours d’Asmodee.
Transcription automatique Vimeo, susceptible de contenir des erreurs.
Bonjour à toutes et à tous, vous êtes sur Zoom Invest. Nous sommes en direct de Patrimonia 2026 et on a la chance d'être avec Joséphine Loréal. Bonjour Joséphine. Bonjour Amaury. Tu es Head of Private Wealth chez Montefiore. Montefiore c'est une société de capital investissement créée il y a plus de vingt ans, qui gère aujourd'hui cinq milliards d'euros et accompagne des PME et ETI françaises et européennes dans les métiers de service afin d'accélérer leur croissance. Joséphine, historiquement, Montefiore s'adressait plutôt aux investisseurs institutionnels. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, vous voulez rendre le private equity accessible aux investisseurs privés ? Vous avez raison, historiquement, Montefiore était depuis vingt ans quasi exclusivement sur une clientèle institutionnelle. Il y a un peu plus d'un an, on a décidé de créer une nouvelle activité, Montefiore Private Wealth Solutions, pour adresser le marché de la gestion de patrimoine et la gestion privée. Pourquoi on a fait ça ? C'est parti d'un constat assez simple, c'est qu'on est convaincus que dans les prochaines années, les investisseurs privés vont avoir besoin de se constituer une épargne complémentaire pour avoir des revenus, pour faire face notamment aux problématiques liées à la retraite. Et ça, malheureusement, on ne pense pas que dans les vingt prochaines années, ça va s'améliorer. Dans ce cadre-là, la brique private equity nous semble une brique intéressante pour une épargne de long terme, avec beaucoup d'atouts. Et Montefiore, avec son expertise de vingt ans, avec l'accompagnement qu'on a réussi à faire sur des sociétés très en croissance, nous paraît avoir beaucoup de sens dans ce cadre-là et dans le cadre des retraites pour demain. D'ailleurs, vous avez accompagné beaucoup d'entreprises, même certaines assez connues comme Interflora, B&BTel. Au-delà de l'apport de capitaux, comment est-ce que vous les accompagnez concrètement, ces entreprises ? Le mieux, c'est peut-être de donner un exemple concret. C'est vrai que depuis vingt ans, on a accompagné plus de cinquante entreprises où on les a aidées à se transformer. Il y a un exemple que j'aime bien, qui est très emblématique de Montefiore, c'est Asmodée. Asmodée, pour ceux qui ne connaissent pas, quand on est rentrés à l'époque en 2007, faisait essentiellement de la distribution de jeux de société, de cartes Pokémon notamment. Et quand on est arrivés au capital, très rapidement, on s'est dit qu'il fallait qu'on ne devienne pas simplement un distributeur, mais également un éditeur. Donc on a créé des nouveaux jeux. Et pour essayer de répondre le mieux aux besoins des gamers, on a créé des maisons avec des joueurs de jeux de société. On les a regardés et on a essayé, suite à ça, de comprendre le marché et on a lancé des jeux qui sont bien connus : Loups-Garous, Dobble, Time's Up et bien d'autres. On a aidé Asmodée à se développer à l'international. On a fait beaucoup d'acquisitions et on a pu distribuer les jeux de société et les cartes Pokémon, notamment chez Walmart, qui est un peu l'équivalent de Carrefour aux États-Unis. On a vraiment contribué à transformer la boîte. Quand on est rentrés en 2007, la valorisation d'Asmodée, c'était vingt millions d'euros. Quand on est sortis et qu'on l'a vendue à Raiso, c'était plus de cent cinquante millions d'euros. Et aujourd'hui, Asmodée, clairement, a changé d'échelle et vaut plusieurs milliards. C'est un exemple d'entreprise qu'on a accompagnée et qu'on a transformée. Montefiore, c'est aussi investir dans l'économie réelle. Et au-delà de la performance, il y a la sélection des entreprises. Comment est-ce que tu les identifies ? Comment est-ce que Montefiore identifie ces entreprises-là, des PME ou des ETI qui ont un potentiel, qui sont capables de devenir leaders sur leur marché ? Chez Montefiore, il y a un point assez important, assez distinctif, c'est qu'on est hyper focus sur quelques secteurs. On connaît très bien nos secteurs, l'écosystème, et on essaye d'identifier les plus belles pépites, en tout cas celles qu'on a envie d'accompagner. Ce qui est très important, c'est de regarder le projet, où est-ce que l'entreprise est, comment on peut l'accompagner pour passer à une étape supérieure. Et la deuxième chose qui va être très importante au-delà du projet, c'est le dirigeant. Parce que c'est avant tout, notamment dans les ETI et les PME, on sait que s'il faut emporter le dirigeant, ça a beaucoup d'impact. Et donc voir si on va pouvoir cohabiter ensemble et vraiment mettre en place la feuille de route qu'on a définie. Ça, c'est super important. Dans le format des fonds de private equity, il y a un format evergreen qui arrive de plus en plus souvent dans un environnement assez complexe pour les investisseurs. Qu'est-ce que ça peut apporter ? Qu'est-ce que ça peut leur apporter, le format evergreen, pour simplifier tout ça ? On n'a pas suffisamment de temps pour vraiment développer, mais ce qui est sûr, c'est que dans le monde d'avant, quand vous vouliez investir dans le private equity, vous engagez, il y avait un commitment d'un montant très important parce que les tickets d'entrée étaient très élevés. Il y avait des appels de fonds successifs et vous étiez sur des fonds fermés, en général d'une durée de dix ans. Et là, le fonds evergreen, c'est un format qui a complètement fait passer vraiment une révolution, encore une fois, dans l'univers du private equity. Là, c'est un petit peu inversé. C'est-à-dire que l'investisseur va décider du montant qu'il va allouer. L'argent va être mis au travail immédiatement. Il y a beaucoup plus de lisibilité parce que les valeurs liquidatives sont beaucoup plus fréquentes. Il y a des fenêtres de sortie. Évidemment, les mécanismes de sortie vont dépendre d'un tas de choses. J'insiste sur le fait que ce n'est pas le côté semi-liquide qu'on veut mettre en avant, mais c'est parce qu'il faut du temps long pour transformer les boîtes. En revanche, la simplification, la simplicité du produit pour y souscrire et pour aussi s'exposer au marché en étant beaucoup moins dépendant d'un seul millésime, pour nous, a beaucoup de complémentarité par rapport au fonds fermé. Ce n'est pas l'un plus que l'autre, mais les deux peuvent cohabiter et c'est vraiment une révolution. Évidemment, c'est important de préciser que private equity, ce n'est pas une classe d'actifs qui est liquide, c'est une classe d'actifs de long terme. Tu as raison de mettre ça en avant. Il y a beaucoup d'autres sociétés de gestion qui proposent du private equity. Pour terminer, qu'est-ce qui fait que Montefiore est différent avec ses vingt ans d'expérience sur cette classe d'actifs ? Montefiore, c'est vrai, depuis vingt ans, on a, je pense, prouvé notre capacité à traverser des périodes très différentes. Et la régularité de la performance, c'est quelque chose qui est hyper important à regarder. Ça, c'est une première chose. Encore une fois, on a accompagné beaucoup d'entrepreneurs de talent et on est hyper focus. Je crois que notre métier avant tout, on n'est pas des ingénieurs financiers qui apportons juste du capital. Nous, c'est une boîte qui a été créée par Éric Bismuth et Daniel Lalouf, qui sont des entrepreneurs, et on veut accompagner des entrepreneurs talentueux dans des projets de transformation dans les métiers de service. C'est ça, Montefiore. Merci beaucoup Joséphine Loréal d'avoir été avec nous. Très bon Patrimonia, très bonne connexion. Et vous qui nous regardez, si ça vous intéresse le point de vue de Montefiore sur le private equity, notamment son ouverture aux investisseurs privés, n'hésitez pas à contacter Joséphine et les équipes de Montefiore. À très vite sur Zoom Invest.