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Fidelity International : pour un patron de banque centrale, il n'est pas toujours évident d'annoncer des mauvaises nouvelles.
Pour un patron de banque centrale, il n'est pas toujours évident d'annoncer des mauvaises nouvelles. Heureusement, la semaine passée, Christine Lagarde a bénéficié d'un timing parfait pour faire passer crème la première hausse de taux - 25 pb - depuis trois ans.
Et pour cause. Déjà, parce qu'avec un mercure inflationniste en hausse, l'annonce était largement attendue. Ensuite, parce qu'elle a rassuré sur le fait qu'il ne s'agissait pas du début d'un cycle. Enfin, plus prosaïquement, parce que les investisseurs avaient vraiment la tête ailleurs. Dans les étoiles, pour être précis. Excités comme des gamins avant une journée chez Mickey, ils attendaient avec impatience la mise en orbite boursière de SpaceX. Et pour cause, l'entrée au Nasdaq du dernier fleuron d'Elon était attendue ni plus ni moins comme l'IPO du siècle, du millénaire, de l'histoire… bref, de l'univers !
Et l'opération aurait pu mal tourner si Donald n'avait pas rengainé sa menace de frappes contre Téhéran, se souvenant à temps que son ex-DOGE avait une petite affaire sur le pas de tir boursier. Finalement, le titre a décollé de près de 20 % lors de son premier jour de cotation valorisant la firme à plus de 2 100 milliards de dollars et la fortune de son proprio à plus de 1 000 milliards. Le marché se rassurait sur son appétit gargantuesque pour les histoires asimoviennes de science-fiction, d'espace, d'IA et de colonies martiennes. Malgré des pertes colossales de 4,9 milliards en 2025 et un peu moins sur le seul premier trimestre, le narratif à l'essence de Musk a été plus fort que le reste. Ce qui est plutôt de bon augure pour les prochaines IPO. Reste que ce compte financier peut paraître un peu délirant. Acheter du risque futur alors qu'on a déjà du mal à solder celui qui pèse sur la conjoncture en dit long sur l'état mental des marchés. D'autant que la "prime Musk" que les investisseurs échevelés achètent les yeux fermés ne tient qu'aux promesses - pas toujours tenues d'ailleurs par le passé - d'un simple mortel sur le très long terme. Enfin, tout porte à croire que ce genre de valeurs filent un autre coton dans quelque temps si la Fed prend une tangente monétaire moins accommodante. Sur le sujet, on en saura plus cette semaine…
Une première remontée du taux directeur de la BCE depuis trois ans

Source : Datastream, decembre 2016 - juin 2026
Dans le contexte qui prévaut depuis plus de trois mois, les investisseurs ont une nouvelle fois donné le sentiment de ne pas savoir sur quel pied danser, la semaine passée. Alors que les tensions sont montées d'un cran au Moyen-Orient et qu'une énième promesse de cessez-le-feu tombait en fin de semaine, c'est surtout l'hésitation qui a dominé. Actions et obligations sont parvenues à arracher une hausse tandis que la perspective d'un accord de paix plombait le pétrole et, à sa suite, les matières premières. Les cours de l'or noir se sont en effet installés sous les 90 dollars, le baril de Brent concluant la semaine à 86 dollars.
| Classes d'actifs * | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Actions | 0.5 | 12.2 |
| Obligations | 0.3 | 0.5 |
| Matières Premières | -2.5 | 21.7 |
| Liquidités | 0.0 | 0.9 |
Les marchés actions ont terminé en ordre dispersé. L'espoir d'un accord de paix en fin de semaine a surtout profité aux marchés européens, le Vieux continent restant le plus exposé énergétiquement à la fermeture du détroit d'Ormuz. Malgré l'excitation des marchés avec l'IPO XXL de SpaceX, les actions américaines n'ont que faiblement profité de l'aubaine géopolitique de fin de semaine. Inversement, les actions japonaises ont été délaissées. Depuis janvier, celles-ci demeurent toutefois à la deuxième place du classement général derrière les marchés émergents.
| Régions ** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Amérique du Nord | 0.5 | 10.5 |
| Japon | -1.7 | 15.6 |
| Europe hors Royaume-Uni | 1.9 | 9.6 |
| Asie-Pacifique hors Japon | 0.9 | 9.7 |
| Pays émergents | -0.1 | 25.2 |
Preuve que, malgré les signes un peu plus tangibles d'un véritable accord en fin de semaine, les investisseurs n'ont pas été totalement sereins sur la semaine écoulée, le compartiment obligataire a été recherché. Si la tendance générale n'est pas non plus tranchante, tous les segments ont conclu sur une note positive, l'investment grade signant la plus forte hausse hebdomadaire. Depuis janvier, c'est le haut rendement qui caracole toujours en tête du palmarès annuel.
| Segments *** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Investment Grade | 0.3 | 0.5 |
| High Yield | 0.2 | 1.5 |
| Court Terme | 0.2 | 0.3 |
La semaine s'est soldée par une détente générale mais relative du rendement des emprunts d'État à long terme. Nombreux ont été les facteurs qui ont animé le front souverain : hausse de taux de la BCE, inflation américaine ressortie à 4,2 % (mai), baisse des cours du pétrole, anticipations monétaires avec le FOMC de mercredi… Au final, le 10 ans américain cède 6 pb sur la semaine tandis que son pendant allemand recule seulement de 3 pb, tout comme l'OAT de même maturité.
| Indicateurs clés | Niveau |
|---|---|
| US T-Bond 10 ans (Etats-Unis) | 4.48 % |
| Bund 10 ans (Allemagne) | 3.00 % |
| OAT 10 ans (France) | 3.65 % |
Côté change, la semaine a essentiellement été marquée par un recul de l'euro face aux autres devises. Ce, malgré le resserrement monétaire orchestré par la BCE. Du reste, largement anticipé, celui-ci avait surtout profité à la devise européenne les semaines précédentes. Cette légère dépréciation n'a toutefois pas eu d'impact particulier sur la paire euro-dollar qui se maintient sur le seuil des 1,16.
Principales parités
1 € = 1.16 $
1 € = 0.86 £
1 € = 185.30 ¥
| Inflation | Taux directeurs |
|---|---|
| Etats-Unis = 4.2 % | Etats-Unis = 3.50 - 3.75 % |
| Zone Euro = 3.2 % | Zone Euro = 2.00 % (2.25 % au 11/06/2026) |
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Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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