Carmignac : pourquoi les fonds passifs n’offrent-ils qu’une lecture partielle des marchés émergents ?

Les marchés émergents se caractérisent par une forte volatilité, des inefficiences structurelles et une asymétrie de l'information. Pour les gérants actifs, ces caractéristiques peuvent constituer une source d’opportunités. Pour les investisseurs passifs, elles peuvent représenter des limites que les fonds indiciels ne permettent pas toujours d’adresser pleinement.
Une classe d’actifs marquée par une dispersion extrême
Les marchés émergents ont enregistré en 2025 leur meilleure performance annuelle depuis 2017. Une progression remarquable, mais l’analyse des dynamiques sous-jacentes se révèle encore plus instructive.
- La Corée du Sud s’est envolée de 97 % en dollars
- L’Afrique du Sud (+73 %)
- Le Mexique (+50 %)
- Le Brésil (+40 %)
À l’opposé :
- L’Arabie saoudite
- L’Indonésie
- L’Argentine
- Les Philippines
ont affiché des performances négatives sur l’année.
Et ce, au sein d’une même classe d’actifs et sur une même année, avec des écarts de performance dépassant les 100 points de pourcentage¹.
Cette dispersion n’est en rien propre à 2025 : elle constitue au contraire une caractéristique intrinsèque des marchés émergents en tant que classe d’actifs, et illustre également les limites d’une approche indicielle. Investir dans l’indice revient à tout acheter, les gagnants comme les perdants, sans distinction.
Ce que signifie concrètement une exposition passive
Les indices des marchés émergents sont construits en fonction de la capitalisation boursière, ce qui les conduit à surpondérer mécaniquement les valeurs ayant déjà bien performé et à sous-pondérer celles encore peu mises en lumière. Lorsqu’une entreprise atteint une taille suffisante pour peser significativement dans l’indice, une grande partie de son potentiel de performance a déjà été captée par les investisseurs qui l’avaient identifiée plus tôt. D’une certaine manière, l’investisseur passif arrive souvent tard.
« Les indices de référence sont rétrospectifs : ils mesurent la performance passée, mais n’indiquent pas comment se positionner pour l’avenir. »
Naomi Waistell, co-gérante de Carmignac Emergents
Les limites liées à la construction des indices ne se résument pas à une question de timing. Les stratégies passives sur les marchés émergents incluent des entreprises publiques dont les objectifs divergent souvent de ceux des actionnaires minoritaires : des sociétés aux standards de gouvernance parmi les plus faibles, ainsi que des entreprises figurant sur des listes d’exclusion, notamment pour leur implication dans l’armement, l’extraction de charbon ou la violation de normes internationales.
Un fonds indiciel ne permet pas de filtrer ces critères, contrairement à un gérant actif, pour qui cela relève même, en pratique, de son rôle.
Quand l’indiciel ne peut pas réagir
L’incapacité à réagir lorsque la thèse d’investissement évolue peut s’avérer tout aussi coûteuse. Lorsque Samsung Electronics n’est pas parvenue à obtenir la certification de Nvidia pour ses puces mémoire les plus avancées, sa position concurrentielle sur le marché de la mémoire à haute bande passante s’est nettement dégradée. Pourtant, les fonds indiciels ont continué de détenir le titre à hauteur de son poids dans l’indice.
Un gérant actif ayant identifié ce changement de dynamique concurrentielle pouvait sortir de la position au profit de SK Hynix, qui bénéficiait d’une avance technologique et de la certification de Nvidia. Lorsque Samsung a finalement obtenu cette certification, les gérants actifs ont pu revenir sur le titre. Ce cas concret a contribué à la surperformance récente de Carmignac Emergents.
Une tendance similaire s’observe dans le secteur automobile. Au sein des indices émergents, Xiaomi est rapidement devenue l’une des principales pondérations liées à l’automobile, portée par l’enthousiasme du marché pour son entrée dans les véhicules électriques. Dans une logique passive, la hausse de sa capitalisation boursière se traduit mécaniquement par un poids plus élevé dans l’indice.
Une approche active conduit toutefois à une conclusion différente. Plutôt que de suivre les pondérations de l’indice, nous privilégions les entreprises dont les fondamentaux et les avantages compétitifs à long terme nous paraissent plus solides. En l’occurrence, nous favorisons Hyundai. Au-delà de son activité automobile établie, le groupe investit massivement dans la robotique, notamment via sa participation dans Boston Dynamics, une compétence technologique qui, selon nous, pourrait améliorer sensiblement sa productivité et renforcer sa position concurrentielle sur le long terme.
L’écart de performance entre ces deux valeurs illustre la pertinence de cette approche. Sur les douze mois glissants à fin février 2026, Hyundai – que nous détenons en portefeuille – a enregistré une performance de +267 %, tandis que Xiaomi a reculé de -33 % sur la même période.
Ce type de dispersion montre pourquoi l’analyse fondamentale et une sélection active sont essentielles sur les marchés émergents : la plus forte pondération de l’indice ne correspond pas nécessairement à l’opportunité d’investissement la plus attractive.

Pourquoi la gestion active est particulièrement pertinente
Les stratégies passives fonctionnent bien dans les marchés développés grâce à des caractéristiques clés : une forte liquidité, une information financière standardisée, des prix généralement efficients et une gouvernance relativement homogène. Ces conditions sont beaucoup moins présentes dans les marchés émergents. L’information y circule de manière plus inégale, les publications financières ne sont pas toujours comparables et les dynamiques locales nécessitent une connaissance de terrain qui ne peut pas se limiter à une analyse sur un écran.
« Les marchés émergents sont par nature volatils. Ils l’ont toujours été. Et cette volatilité, ainsi que les inefficiences de marché qui les caractérisent, peuvent justement être mises à profit dans nos investissements. »
Naomi Waistell, co-gérante de Carmignac Emergents
« Sur les marchés émergents, la volatilité est importante et il arrive que certaines valeurs montent excessivement. Nous en profitons alors pour réduire la position. À l’inverse, lorsqu’elles baissent trop fortement, cela crée des points d’entrée intéressants pour renforcer la position à des niveaux de valorisation attractifs. »
Xavier Hovasse, responsable de l'équipe Actions Emergentes chez Carmignac et co-gérant de Carmignac Emergents
Une mauvaise allocation par pays ou par secteur pèse davantage sur la performance dans les marchés émergents que dans les marchés développés, où les tendances économiques influencent l’ensemble des actifs de manière relativement homogène. Dans les marchés émergents, le seul choix des pays peut entraîner des écarts de performance significatifs, comme l’a montré 2025.
« Investir sur les marchés émergents requiert à la fois une approche top-down et bottom-up. Dans la pratique, la réflexion commence par une analyse macroéconomique : on cherche à identifier les pays, les secteurs et les entreprises au profil prometteur. Ce n’est qu’ensuite que l’on essaie de trouver les moyens les plus adaptés pour s’y exposer. »
Xavier Hovasse, responsable de l'équipe Actions Emergentes chez Carmignac et co-gérant de Carmignac Emergents
Du bêta à l’alpha : un changement de régime
Le rebond des actions émergentes en 2025 a principalement été porté par le bêta. L’amélioration du contexte macroéconomique et le retour d’un sentiment positif ont entraîné une hausse des multiples de valorisation sur l’ensemble de la classe d’actifs. Une exposition indifférenciée a ainsi suffi à capter cette plus-value, dans un contexte de hausse généralisée des actifs.
La phase suivante pourrait être différente. Avec des marchés émergents se négociant désormais autour de 12,5 fois les bénéfices attendus à horizon 2026, un niveau élevé au regard des standards récents, une nouvelle hausse des multiples semble moins certaine. Les actions des marchés émergents devraient afficher une croissance des bénéfices par action comprise entre 15 et 20 % en 2026. Dès lors, les performances dépendront davantage de la capacité des entreprises à délivrer les résultats attendus que d'une revalorisation de cette classe d'actifs².
« Un dollar américain plus faible, des taux réels historiquement élevés et une inflation maîtrisée offrent aux banques centrales des pays émergents une marge de manœuvre pour assouplir progressivement leur politique monétaire, créant ainsi des facteurs de soutien significatifs. Nous entrons toutefois dans une phase de dispersion accrue, où les performances devraient davantage être tirées par la croissance des bénéfices que par l’expansion des multiples, rendant la sélectivité plus déterminante que l’exposition indicielle. »
Naomi Waistell, co-gérante de Carmignac Emergents
Une approche active revendiquée
Carmignac Emergents adopte une approche résolument active. Le portefeuille comprend entre 35 et 45 valeurs, sélectionnées à partir d’une combinaison d’analyses top-down par pays et par secteur, et d’une sélection rigoureuse des titres. La part active atteignait 80 % à fin mars 2026, traduisant un écart significatif par rapport à son indicateur de référence.
Les gérants travaillent également en étroite collaboration avec une équipe de gestion des risques dédiée au sein du Front Office, afin de mieux appréhender la sensibilité du portefeuille à différents facteurs de marché, tels que les prix du pétrole, les taux réels américains ou encore le style value versus growth. La compréhension de ces expositions permet d’éclairer les décisions d’investissement et, le cas échéant, d’ajuster le portefeuille. Elle illustre aussi la valeur ajoutée d’une gestion active par rapport à une approche passive.
La durabilité est intégrée comme une véritable discipline d’investissement, et non comme une contrainte.
« Nous considérons que la durabilité est en elle-même créatrice de valeur et source d’alpha. Concrètement, il s’agit d’intégrer davantage d’informations en amont dans notre analyse fondamentale des entreprises. »
Naomi Waistell, co-gérante de Carmignac Emergents
Depuis son lancement en février 1997, Carmignac Emergents a enregistré une performance nette de frais de 893 %³, contre 285 %⁴ pour son indicateur de référence, à la fin du mois de mars 2026.
« Un autre élément essentiel est de disposer d’un processus clair et de s’y tenir dans la durée. Cela permet de ne pas se laisser déstabiliser par des facteurs de court terme. Nous savons faire preuve d’agilité si nécessaire et prendre des décisions fortes lorsque le contexte l’exige, mais notre objectif reste avant tout de générer une performance positive ajustée du risque. »
Naomi Waistell, co-gérante de Carmignac Emergents
Découvrir le fonds Carmignac Emergents
Notes
¹ Source : Bloomberg, MSCI, 31 décembre 2025.
² Sources : Carmignac, CLSA Research, Bloomberg, 12 janvier 2026.
³ Performance du fonds Carmignac Emergents A EUR Acc.
⁴ Indicateur de référence : MSCI EM NR.
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