Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Déjà fragilisé par l’essor du télétravail et plusieurs années de surproduction, le marché français de l’immobilier de bureaux pourrait subir un nouveau choc lié à l’évolution démographique. Selon les projections de l’INSEE, la population âgée de 20 à 64 ans reculera d’environ 900.000 personnes d’ici 2050, réduisant progressivement le nombre potentiel d’actifs et, par conséquent, les besoins en surfaces tertiaires.
Pour les spécialistes, cette tendance a longtemps été sous-estimée. En Île-de-France, où plus de 6 millions de mètres carrés de bureaux sont actuellement vacants, l’offre représente désormais quatre fois la demande, contre 3,1 fois lors de la crise immobilière des années 1990. Cette fois, le retour à l’équilibre s’annonce plus difficile, la croissance des emplois de bureaux étant appelée à ralentir avant de reculer à long terme.
Selon l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF), les départs à la retraite des baby-boomers expliquent une large part de la suroffre actuelle, davantage encore que le télétravail.
Cette situation devrait accentuer la concurrence entre les principaux pôles tertiaires franciliens, tandis que la transformation de bureaux en logements, hôtels ou résidences gérées apparaît comme l’une des principales solutions, malgré des contraintes techniques et économiques importantes. À ces défis pourrait s’ajouter, à terme, l’impact de l’intelligence artificielle, susceptible de freiner les recrutements et de réduire encore les besoins immobiliers des entreprises.