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La situation budgétaire française continue d’inquiéter les investisseurs. Contrairement à l’Italie, dont le ratio dette/PIB est pourtant plus élevé, la France ne parvient pas à stabiliser sa dette en raison de déficits publics persistants et de l’absence d’excédent primaire. Cette fragilité budgétaire se traduit par une prime de risque croissante sur les obligations françaises.
Effectivement, les marchés considèrent désormais que la France ne fait plus partie du noyau dur de la zone euro aux côtés de l’Allemagne. Elle est davantage perçue comme un pays « semi-central », une évolution qui explique l’écart de rendement observé entre la dette française et celle de certains voisins européens, notamment l’Espagne.
L’incertitude politique renforce également les préoccupations des investisseurs. À l’approche des élections, les marchés devraient examiner avec attention les programmes économiques des principaux candidats, en particulier leurs propositions en matière de finances publiques. Toute mesure susceptible d’aggraver le déficit ou d’augmenter durablement l’endettement pourrait être sanctionnée par une hausse des taux d’emprunt.
Selon plusieurs observateurs, cette vigilance devrait se maintenir jusqu’à ce que les orientations budgétaires des candidats soient clairement identifiées. Dans un contexte marqué par une dette élevée et un déficit important, la France dispose désormais d’une marge de manœuvre réduite et devra convaincre les marchés de sa capacité à restaurer progressivement l’équilibre de ses finances publiques.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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