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Le gouvernement semble prendre ses distances avec l’idée d’alourdir les prélèvements sur l’épargne salariale. Parmi les pistes étudiées pour le budget 2027 figurait la possibilité de soumettre aux cotisations sociales les primes de participation, d’intéressement et les abondements aux plans d’épargne collective dépassant 3.000 euros par an.
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a confirmé que cette option faisait partie des scénarios examinés, tout en rappelant qu’aucun arbitrage n’avait encore été rendu. Face aux nombreuses réactions, Matignon a cependant précisé que Sébastien Lecornu n’avait jamais soutenu une fiscalisation supplémentaire de l’épargne salariale.
Le Premier ministre privilégierait même une orientation opposée : faciliter temporairement le déblocage des sommes déjà constituées par les salariés. Une proposition de loi en ce sens pourrait être examinée prochainement à l’Assemblée nationale.
L’hypothèse d’une taxation accrue a provoqué une forte opposition des organisations patronales, du secteur financier et de plusieurs responsables politiques. Le Medef rappelle notamment que l’épargne salariale constitue le résultat du travail et de la réussite collective, tandis que ses détracteurs redoutent de fragiliser un mécanisme efficace de partage de la valeur.