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Fidelity International : donald Trump peut bien la rebaptiser façon Marvel, les constantes restent les mêmes.
Donald Trump peut bien la rebaptiser façon Marvel, les constantes restent les mêmes. AI ou Super Intelligence, quelle différence ?
La carrosserie change mais, sous le capot, le moteur consomme toujours autant de cash… Comme s'il en pleuvait ! Or, précisément, cela ne tombe pas du ciel. Et la saison des résultats est, une fois encore, l'opportunité de le rappeler aux Startechs. Car les investisseurs commencent à être un peu irascibles sur le sujet. Depuis quatre, cinq ans que les géants du secteur leur ont fait promettre de ne pas ouvrir les yeux tant qu'il n'aurait pas achevé leur pierre philosophale, la surprise tarde à venir. Les marchés ont beau roucouler au son enivrant des deux lettres d'or, il ne faut pas non plus les prendre pour des pigeons. Ils ont bien conscience qu'il y a un méga trou scénaristique en termes de retours sur investissement dans la raquette qu'on leur a vendue. Et, de plus en plus, les demandes de rallonges reviennent souvent avec la mention "Erreur 404". En clair, "votre demande a bien été prise en compte mais ne pourra pas être traitée".
Or, en ce moment, ça se bouscule au portillon. Des demandes, il y en a à la pelle, mais peu seront satisfaites. Ainsi, Open IA serait sur le point de boucler un nouveau tour de table de - seulement - 30 milliards de dollars après en avoir levé un peu plus de 120 milliards au printemps dernier. De son côté, Meta était malmené en bourse, la semaine passée, après avoir annoncé un déficit trimestriel de trésorerie de 2 milliards de dollars lié à l'IA et une augmentation de capital de nouvelles actions (sans droit de vote). Pour sa part, SpaceX a beau fanfaronner avec ses premiers bénéfices depuis son IPO, Elon Musk a déjà fait savoir que son groupe - claudiquant aussi avec des flux de trésorerie déficitaires - aura besoin d'une petite rallonge de 35 à 40 milliards au quatrième trimestre. S'il convient, une nouvelle fois, de ne pas voir ici les prémices de l'éclatement d'une bulle, au moins y entendre une enième sommation aux acteurs du secteur à finaliser fissa le travail et, enfin, rentabiliser leur modèle économique. En tout cas, le tarissement progressif des sources de liquidités est peut-être de nature à ralentir enfin la course à l'échalote qui dure depuis trop longtemps.
Le fort décrochage de l'indice relatif aux semi-conducteurs

Source : Datastream, 31/12/2025 au 22/10/2026 (base 100).
Comme la précédente, les investisseurs n'avaient pas vraiment d'appétit pour le risque la semaine passée. À vrai dire, ils n'avaient d'appétit pour pas grand-chose si l'on s'en tient aux performances de l'ensemble des classes d'actifs. Une fois encore ce sont les marchés actions qui sont les plus pénalisés, eu égard à la défiance vis-à-vis du secteur technologique. Toutefois, contrairement à la semaine précédente, le compartiment obligataire n'en profite pas et termine aussi dans le rouge. Seules les matières premières demeurent inchangées en dépit d'un rebond des cours du brut. Le baril de Brent a conclu la semaine sur le seuil des 117 dollars.
| Classes d'actifs * | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Actions | -0.5 | 17.2 |
| Obligations | -0.3 | -2.0 |
| Matières Premières | 0.0 | 41.5 |
| Liquidités | 0.0 | 1.8 |
La semaine passée s'est une nouvelle fois conclue dans le rouge, pénalisée par la défiance des investisseurs à l'égard des valeurs technologiques qui pèsent lourd sur certains marchés. Si cela a notamment pénalisé les émergents (Corée du Sud, Taïwan), l'Europe n'est pas en reste, plombée tout à la fois par le rebond des cours du pétrole et des inquiétudes à l'égard de la France. Finalement, seule l'Asie-Pacifique se distingue à la hausse. Au classement général, le marché nippon demeure en tête depuis le début de l'année tandis que l'Europe continue d'en fermer la marche.
| Régions ** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Amérique du Nord | 0.0 | 17.7 |
| Japon | -1.3 | 24.0 |
| Europe hors Royaume-Uni | -1.3 | 9.3 |
| Asie-Pacifique hors Japon | 0.7 | 16.9 |
| Pays émergents | -2.2 | 20.1 |
En dépit du regain d'aversion au risque qui domine depuis quinze jours maintenant, les investisseurs n'étaient pas forcément enclins à chercher des couvertures obligataires la semaine passée. Tout du moins sur les entreprises. Tous les segments ont conclu la semaine en territoire négatif. Dans ce contexte, c'est bien évidemment le haut rendement qui a surtout été pénalisé, devant l'Investment Grade et le court terme. Ce dernier n'en reste pas moins en tête du classement qui prévaut depuis janvier.
| Segments *** | Performances hebdo. (en %) | Performances 2026 (en %) |
|---|---|---|
| Investment Grade | -0.3 | -2.0 |
| High Yield | -1.1 | -1.4 |
| Court Terme | -0.1 | 0.3 |
Les investisseurs avaient plutôt tendance à se porter sur le souverain pour se couvrir contre le risque. La tendance observée sur les rendements des emprunts d'État à long terme va dans ce sens. Une nouvelle fois, le regain de demande de bons du Trésor a fait reculer le 10 ans américain (8 pb) pour revenir sur les 5 %. Même son de cloche en Europe où son pendant allemand s'effrite de 6 pb sur la semaine. Seule la France voit son taux d'emprunt à 10 ans progresser et s'établir désormais au-dessus des 5 % (pour la première fois depuis l'été 2002). À noter également quelques tensions sur la dette italienne avant la présentation du budget 2027-2029 cette semaine
| Indicateurs clés | Niveau |
|---|---|
| US T-Bond 10 ans (Etats-Unis) | 5.00 % |
| Bund 10 ans (Allemagne) | 3.34 % |
| OAT 10 ans (France) | 5.02 % |
Une fois encore, c'est l'euro qui était au centre de l'attention la semaine passée. Les inquiétudes à l'égard de la situation budgétaire et politique de la France continuant d'inquiéter les investisseurs. Une fragilité qui n'est pas sans conséquence sur la monnaie unique qui a perdu du terrain face à l'ensemble des autres devises - la paire euro-dollar parvenant toutefois à se maintenir sur le seuil des 1,12. A contrario, le yen s'est nettement apprécié profitant de l'aversion au risque et de la recherche de valeurs refuges.
Principales parités
1 € = 1.12 $
1 € = 0.84 £
1 € = 175.51 ¥
| Inflation | Taux directeurs |
|---|---|
| Etats-Unis = 3.7 % | Etats-Unis = 3.75 - 4.00 % |
| Zone Euro = 3.8 % | Zone Euro = 2.50 % |
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