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La Cour suprême américaine a rendu une décision qui pourrait compliquer les actions judiciaires intentées par les investisseurs contre les sociétés de gestion. Ce jugement limite les possibilités de poursuites fondées sur certaines informations jugées incomplètes ou insuffisamment détaillées dans les documents remis aux épargnants.
L’affaire portait sur la responsabilité des gestionnaires de fonds en matière de communication des risques et de transparence vis-à-vis des investisseurs. La plus haute juridiction américaine a estimé que l’absence de certaines informations ne constituait pas nécessairement une faute susceptible d’ouvrir droit à réparation, sauf si les plaignants démontrent que ces omissions rendaient les informations fournies réellement trompeuses.
Cette décision est perçue comme une victoire pour l’industrie de la gestion d’actifs, qui craignait une multiplication des recours collectifs et une augmentation des coûts juridiques. Les sociétés de gestion estiment qu’elle apporte davantage de sécurité juridique dans un environnement réglementaire déjà très exigeant.
À l’inverse, les associations de défense des investisseurs redoutent un affaiblissement de la protection des épargnants. Selon elles, cette interprétation plus restrictive pourrait rendre plus difficile la mise en cause de gestionnaires ayant minimisé certains risques ou omis des informations importantes dans leur documentation commerciale.
Au-delà du cas d’espèce, cette décision pourrait faire jurisprudence et influencer de nombreux contentieux à venir dans le secteur financier américain.
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