Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
La création d’un fonds souverain séduit de nombreux candidats à la présidentielle de 2027. Selon les projets, cet outil public disposerait de 100 à 500 milliards d’euros pour soutenir la réindustrialisation, l’innovation et les transitions énergétique et technologique.
Les propositions divergent toutefois sur son fonctionnement. Certains envisagent de mobiliser volontairement l’épargne des ménages, d’autres souhaitent l’associer au développement d’une retraite complémentaire par capitalisation. Gabriel Attal propose notamment une dotation de 1.000 euros pour chaque nouveau-né.
Le principal obstacle reste le financement initial. Contrairement à la Norvège, la France ne bénéficie pas d’une rente issue de ressources naturelles. Son endettement élevé limite également sa capacité à emprunter massivement pour constituer ce fonds. Plusieurs économistes jugent donc indispensable un rétablissement préalable des comptes publics.
Mobiliser l’épargne privée ne créerait pas automatiquement des ressources supplémentaires : ces capitaux financent déjà des entreprises et la dette publique. Leur réorientation pourrait fragiliser d’autres circuits de financement, notamment celui de l’État.
Enfin, les objectifs poursuivis ne sont pas toujours compatibles. Investir dans des projets innovants implique des risques, tandis que financer les retraites exige une attention particulière à la sécurité et à la diversification. Les infrastructures et les projets de transition doivent aussi offrir une rentabilité suffisante pour attirer durablement les épargnants.
Lancé en 2018 par La Financière de l'Echiquier, Echiquier Artificial Intelligence investit dans les grandes valeurs internationales qui développent l'intelligence artificielle ou en bénéficient : semi-conducteurs, logiciels de données, cybersécurité. Un moteur de croissance thématique, volatil, à doser en complément d'une allocation diversifiée.