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Le secteur technologique traverse une phase de volatilité accrue, alimentée par les interrogations sur la soutenabilité des dépenses massives consacrées aux…
Le secteur technologique a enregistré une solide performance depuis le début de l’année, l’indice MSCI Information Technology progressant de plus de 25 %. Malgré un regain de volatilité, les valeurs des semi-conducteurs, des équipements de communication et du matériel technologique ont affiché de solides performances, soutenues par une dynamique bénéficiaire liée aux dépenses d’investissement dans l’IA.
À l’inverse, les valeurs des logiciels et des services informatiques sont restées sous pression, pénalisées principalement par les craintes de disruption liée à l’IA. Elles ont toutefois enregistré un net rebond en juillet, dans un contexte marqué par d’importants écarts de performance au sein du secteur. Les mégacapitalisations technologiques ont également sous-performé, les investisseurs s’inquiétant de plus en plus de la hausse des dépenses d’investissement, du recul des flux de trésorerie disponibles et de la détérioration des bilans.
Le portefeuille a sous-performé depuis le début de l’année, même si sa performance s’est redressée en juillet, dans un contexte de forte volatilité. Les principaux freins à la performance ont été la sous-pondération des valeurs liées aux mémoires et aux semi-conducteurs destinés aux processeurs. Les positions sur les logiciels et les services de paiement ont également pesé.
À l’inverse, le positionnement sur les mégacapitalisations technologiques a contribué positivement à la performance, notamment grâce aux positions sous-pondérées sur Nvidia, Microsoft et Apple. Notre exposition aux valeurs de semi-conducteurs analogiques s’est également révélée favorable, soutenue à la fois par une forte reprise cyclique et par leur exposition à la demande des centres de données.
Performances sur les périodes standard, nettes de frais, en EUR (%)
| 1 mois | 3 mois | Depuis le début de l’année | 1 an | 3 ans (ann.) | 5 ans (ann.) | Depuis l’arrivée du gérant (ann.)* | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| FF Global Technology Y-ACC-EUR | -0.8 | 3.9 | 12.4 | 21.0 | 19.7 | 14.5 | 21.1 |
| MSCI ACWI Information Technology (N) | -6.2 | 12.0 | 25.0 | 35.7 | 28.0 | 19.2 | 21.8 |
Performances sur 12 mois glissants, nettes de frais, en EUR (%)
| Période de 12 mois en fin de mois: | Jul-17 | Jul-18 | Jul-19 | Jul-20 | Jul-21 | Jul-22 | Jul-23 | Jul-24 | Jul-25 | Jul-26 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| FF Global Technology Y-ACC-EUR | 22.6 | 24.3 | 19.5 | 24.3 | 47.5 | 2.2 | 12.5 | 26.8 | 11.6 | 21.0 |
| MSCI ACWI Information Technology (N) | 24.7 | 23.4 | 16.8 | 29.3 | 39.8 | 1.0 | 13.6 | 33.8 | 15.6 | 35.7 |
Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures. Les performances peuvent être affectées par l’évolution des taux de change.
Source : Fidelity International, au 31 juillet 2026. Les performances indiquées sont celles de la part Y-ACC-EUR de Fidelity Funds - Global Technology Fund. Elles sont calculées de valeur liquidative à valeur liquidative, hors éventuels frais d’entrée, nettes de frais en EUR, avec revenus bruts réinvestis. Indice de comparaison : MSCI ACWI Information Technology Index (N). *Hyun Ho Sohn a été nommé gérant de portefeuille le 31 mars 2013. Les performances sont annualisées.
Le principal fait marquant de la récente saison des résultats a été l’accélération de la croissance du chiffre d’affaires des géants du cloud. Google Cloud, AWS et Azure ont tous enregistré une accélération de la croissance de leur chiffre d’affaires au cours du dernier trimestre et anticipent toujours une activité soutenue, portée par la forte demande liée à l’IA. Surtout, cette croissance du chiffre d’affaires s’est accompagnée d’une amélioration des marges bénéficiaires, ce qui témoigne d’un environnement tarifaire favorable ainsi que d’un important levier opérationnel dans leurs modèles économiques.
Dans ce contexte de demande soutenue, et compte tenu également des tensions inflationnistes au sein de la chaîne d’approvisionnement, les géants du cloud ont relevé leurs prévisions de dépenses d’investissement pour cette année et anticipent une forte croissance de ces dépenses en 2027. Cette augmentation des dépenses se traduit naturellement par une hausse de la demande en semi-conducteurs et en composants matériels. Les fabricants de semi-conducteurs exposés aux dépenses d’investissement dans l’IA, les équipementiers de réseaux et les fabricants de matériel informatique ont tous enregistré des résultats supérieurs aux attentes.
Dans le secteur des logiciels, les entreprises de cybersécurité ont également publié des résultats solides, leurs clients renouvelant et modernisant leurs systèmes de cybersécurité, aussi bien pour la sécurité des réseaux que celle des terminaux. Cette dynamique s’explique par une prise de conscience croissante des cyberattaques liées à l’IA.
À l’inverse, les entreprises de logiciels SaaS ont publié des résultats relativement mitigés, notamment parce que les budgets informatiques restent contraints, les entreprises consacrant davantage de dépenses aux tokens d’IA. Nous commençons toutefois à voir certaines entreprises SaaS monétiser avec succès leurs applications d’IA. Par exemple, Sage Group, l’éditeur britannique de logiciels de comptabilité, enregistre une forte adoption de son module de gestion des comptes fournisseurs reposant sur l’IA.
Le fonds surpondère le secteur des logiciels et privilégie les éditeurs de logiciels critiques pour l’activité de leurs clients, susceptibles de monétiser les fonctionnalités liées à l’IA, ainsi que les logiciels de gestion des données et de surveillance des applications et des systèmes. Nous pensons que ces entreprises devraient bénéficier de l’augmentation du volume de développement et de mise en production de logiciels portée par l’IA.
À moyen et long terme, la prudence reste de mise à l’égard des valeurs liées aux mémoires, sur lesquelles le portefeuille demeure sous-pondéré. Un rebond à court terme ne peut toutefois être exclu après le net repli observé en juillet, compte tenu d’une dynamique bénéficiaire encore solide à court terme. Ces valeurs restent néanmoins assimilables à des matières premières fortement cycliques. Si l’équilibre entre l’offre et la demande demeure tendu aujourd’hui, ces tensions devraient commencer à s’atténuer l’année prochaine, à mesure que de nouvelles capacités de production entreront en service. Par ailleurs, la forte hausse des prix des mémoires commence à peser sur la demande en électronique grand public, tandis que les clients du secteur de l’IA cherchent de plus en plus à réduire la quantité de mémoire intégrée.
À plus long terme, nous pensons que la structure du secteur va se détériorer, car les fabricants chinois de mémoire rattrapent rapidement leur retard technologique et augmentent fortement leurs capacités de production de tranche (wafer). Même si nous n’observons aucun signe négatif clair à ce stade, compte tenu du caractère fortement cyclique des valeurs liées aux mémoires, le marché devrait commencer à anticiper un retournement bien avant que le cycle n’atteigne son point haut.
En matière de valorisation, les ratios cours/bénéfice peuvent sembler faibles. Pourtant, historiquement, le meilleur moment pour vendre les valeurs liées aux mémoires est souvent celui où ces ratios sont bas. Si l’on se fonde sur les bénéfices normalisés et sur les indicateurs de valorisation des actifs, nous estimons que le risque baissier est nettement supérieur au potentiel haussier.
Les dépenses d’investissement des géants du cloud se rapprochent désormais du seuil inédit de 1 000 milliards de dollars. Leurs flux de trésorerie opérationnels ne suffisent plus à couvrir l’ensemble de ces investissements, ce qui conduit ces entreprises, pourtant historiquement dotées de bilans très solides, à recourir davantage à l’endettement et aux levées de capitaux.
Les entreprises de néocloud, qui louent des capacités de calcul dédiées à l’IA aux grands laboratoires et aux start-up spécialisées, recourent elles aussi à des financements adossés à des actifs pour financer leurs dépenses d’investissement. Plus récemment, des véhicules ad hoc bénéficiant du soutien financier de fournisseurs sont apparus afin de financer des projets d’IA de très grande envergure. Dans l’ensemble, le niveau d’endettement sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA semble désormais préoccupant.
À l’heure actuelle, la consommation croissante de tokens d’IA alourdit les factures des utilisateurs finaux, tandis que le niveau élevé des dépenses d’investissement dans l’IA pèse sur les flux de trésorerie et les bilans des géants du cloud. La majeure partie des capitaux est orientée vers la chaîne de valeur du matériel informatique. Cette tendance ne semble pas soutenable à long terme.
Comme pour les précédentes grandes innovations technologiques, la valeur créée devrait, à terme, bénéficier en grande partie aux utilisateurs finaux. Les fournisseurs d’applications et de plateformes différenciées devraient également trouver des leviers pour générer des rendements attractifs sur leurs investissements dans l’IA. À l’inverse, certains segments de la chaîne de valeur du matériel informatique pourraient progressivement se banaliser.
Les valeurs technologiques chinoises apparaissent de plus en plus attractives par rapport à leurs homologues internationaux. Nombre d’entre elles s’appuient sur des modèles économiques solides, génèrent d’importants flux de trésorerie et disposent de bilans robustes. Beaucoup redistribuent également une part significative de leurs bénéfices et de leurs flux de trésorerie aux actionnaires, notamment sous forme de dividendes et de rachats d’actions, alors même que leurs valorisations demeurent déprimées.
Le cycle bénéficiaire est également intéressant. Contrairement à d’autres régions du monde, où de nombreuses entreprises dégagent des bénéfices cycliquement supérieurs à leur niveau normalisé, les entreprises chinoises exposées à la demande intérieure affichent généralement des bénéfices inférieurs à leur niveau normalisé. Le risque cyclique est donc relativement faible.
Nous devons rester attentifs aux risques réglementaires et aux enjeux de gouvernance d’entreprise. La Chine compte toutefois de nombreuses entreprises de qualité, dont les équipes dirigeantes veillent aux intérêts des actionnaires, ce qui peut contribuer à atténuer certains de ces risques.
En Chine, les opportunités les plus attractives se trouvent parmi les plateformes numériques leaders dans des secteurs tels que le commerce en ligne, l’hôtellerie, les transactions immobilières et les jeux vidéo. Le portefeuille recherche également des entreprises susceptibles de bénéficier de la localisation des technologies, notamment dans les semi-conducteurs et les logiciels. Dans ce contexte, de nouvelles positions ont été initiées sur une plateforme Internet de premier plan et une plateforme chinoise de recherche d’emploi.
La récente volatilité des marchés a mis en évidence les risques importants associés aux stratégies fondées sur le momentum. Le sentiment de marché peut évoluer brutalement, en particulier lorsque la dynamique devient excessive et que les valorisations atteignent des niveaux élevés.
Parmi les principaux points de vigilance figurent la consommation de tokens d’IA et l’évolution du chiffre d’affaires des grands laboratoires spécialisés. À mesure que le coût des tokens devient un enjeu de plus en plus important, les entreprises cherchent à optimiser leur utilisation. Tout signe de ralentissement de cette consommation pourrait peser sensiblement sur le sentiment de marché. D’autres risques méritent également d’être surveillés, notamment d’éventuels incidents majeurs de cybersécurité liés à l’IA, ainsi qu’une possible opposition du public au développement de centres de données dédiés à l’IA.
À l’inverse, de nombreuses entreprises technologiques bénéficiant d’avantages concurrentiels durables et de modèles fondés sur des revenus récurrents affichent des valorisations relativement faibles. Cette situation s’explique notamment par une dynamique bénéficiaire à court terme moins soutenue que celle des fabricants de matériel informatique exposés à l’IA. Ces opportunités se trouvent notamment dans les secteurs des logiciels, des services Internet, ainsi que des médias et du divertissement. Dans l’ensemble, la stratégie continue d’adopter une approche équilibrée, en privilégiant les entreprises dont le potentiel bénéficiaire à long terme semble sous-estimé par le marché.
Le fonds cherche à atteindre une croissance du capital sur le long terme.
Le fonds investit au moins 70 % (et normalement 75 %) de ses actifs dans des actions de sociétés du monde entier, y compris les marchés émergents, qui développent ou développeront des produits, procédés ou services apportant des avancées ou des améliorations technologiques ou bénéficiant de celles-ci.
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